‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 72 sur 403 · Joël, u · texte numérisé non relu

Joël, u

730 LIVRB III, CHAPITRE I

Néronias, Maris de Chalcédoine, Théodore d'Héraclée et Marc d'Arethuse en Syrie ^. Constant avait demandé des éclaircissements sur les motifs delà déposition de saint Athanase et de Paul de Constante nople 2, Au dire de Socrate, cette nouvelle formule n'aurait pas été rédigée par le concile d'Antioche lui-même, mais par les évêques nommés ci-dessus et envoyée à l'empereur an lieu du symbole d'Antioche (le deuxième ou le troisième) que ces évêques auraient caché dans leurs habits ; elle est ainsi conçue : « Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, auteur et créateur de toutes choses, de qui provient toute paternité dans le ciel et sur la terre. Et en son Fils unique Notre-Seigneur Jésus-Christ, engendré du Père avant tous les temps ; Dieu de Dieu, lumière de lumière, par qui tout a été [5; créé dans les cieux et sur la terre, le visible et l'invisible, qui est Verbe et Sagesse, Force et Vie et Lumière véritable ; qui, aux derniers temps, s'est fait homme pour nous, est né d'une Vierge sainte, a été crucifié, est mort, a été enseveli et est ressuscité le troisième jour, a été de nouveau dans les cieux, où il est assis à la droite du Père, et il viendra à la fin des temps pour juger les vivants et les morts et pour rendre à chacun selon ses œuvres, dont le royaume restera inébranlable pour l'éternité (car ce n'est pas seulement pour maintenant qu'il est assis à la droite du Père, mais il y sera aussi dans l'avenir) ; et au Saint-Esprit, c'est-à-dire au Paraclet, qu'il avait promis à ses apôtres et qu'il leur a envoyé après être monté au ciel pour les instruire et ne leur laisser rien oublier ; par lequel sont aussi sanctifiées les âmes qui croient véritablement en lui. Quant à ceux

1. S. Athanase, De sy no dis y c. xxv, P, G., t. xxvi, col. 725; Socrate, Hisl eccles.y 1, 11, 0. xviii, P. G., t. lxvii, col. 221 ; Nicéphore, Hist, eccles,, I. IX, c. X, /*, G, y t. cxLvi, col, 248; Mansi, Concil. ampliss, colL, t. ii, col. 13^*4; Walch, op, cit.t p. 111 sq, ; A. Hahii, op, cit., p. 187, u. 156 ; F. Kaltenbusch, op. cit.y t. X, p. 260, 261 sq., 269, note 53 ; 350 sq., 379, note 21 ; t. ii, p. 199, note 26 ; 897. Les auteurs du symbole appartenaient à la Cilicie seconde (Néronias = Irénopolis), cf. Wiltsch, Kir M, Geogr, und Statistik, t. i, p. 198 ; à laThrace (Héraclée), cf. S. Jérôme, X>e viris illustriùus, n. xc, édit. Richardson, Leipzig, p. 45 ; à la Bithynie (Chalcédoine). Cette quatrième formule d'Antîoche est basée sur le livre Vie des Constitutions apostoliques qui comprend une formule revisée d'uprès celle de la Uidascalie. On trouvera une comparaison des deux textes (Const, ap,, vu, 41 = Antiock,^ 4) dans Kattenbusch, op' cit.f 1. 1, p. 262 sq., reproduite dans A, Burn» An introd. to the Creeds, p. 88 sq D'après Kattenbusch cette 4e formule serait la propre formule de Lucien que Sozomèue a confondue avec la 2e formule. Ceci est pure hypothèse et une hypothèse qui confine à la fantaisie. (H. L.)

2. Socrate, Jïist. eccles., 1, IL c. xvm, P. G., t. lxvii, col. 221.

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