Mansi, op. cit., t. m, col
3. Mansî, op. cit,, t. m, col. 63. S. Athanase, Hist. arian. ad monackos, c. xv, àxoxXei'oVfftv éayroùç iv tw TraXatt'o). La Dacie appartenant à l'empire d'Occident, le Palatium de Sardique appartenait à l'empereur Constant. Lee eusébiens se trouvaient sous la protection du comte Musonianus, le même qui avait assisté àia déposition d'Eusthate en 330 et qui gérera la préfecture d'Orient de 354 à 358. (H. L.)
timides par les menaces et les promesses des eusébiens ^. L'adhésion de ces deux évêques au parti orthodoxe déplut aux eusébiens ; saint Athanase dit même qu'ils en prirent l'alarme ^ ; aussi ne tardèrent. ils pas à en tirer vengeance : aussitôt après le concile, ils les firent exiler par Constance ^. L'attitude indépendante prise par le concile et l'absence de commissaires impériaux étaient de nature à déconcerter les eusébiens, qui n'osaient espérer voir la cour faire pen» cher la balance en leur faveur. Ce qui acheva de les abattre, ce fut la nouvelle qu'Athanase et plusieurs évêques et prêtres étaient prêts à se porter comme accusateurs et témoins des violences dont les eusébiens s'étaient rendus coupables ; des chaînes et des fers avaient été apportés pour servir de pièces à conviction *.
Les eusébiens ont, de leur côté^ raconté ces divers incidents. Dès leur arrivée à Sardique, ils avaient appris qu'Athanase, Marcel et d'autres évêques, déposés par sentence synodale et excommuniés à cause de leurs crimes, siégeaient dans l'église avec Osius et Protogénès, conféraient avec eux et, chose plus extraordinaire encore, célébraient les saints mystères. Alors ils avaient demandé (ou mieux: [; enjoint, mandavimus) à ceux qui étaient avec Osius et Protogénès d'exclure les condamnés de leur assemblée et de rompre tout rapport avec des pécheurs. Cela fait, les orthodoxes se réuniraient à eux pour reviser les décrets portés contre Athanase et les autres par les anciens conciles ^. Les partisans d'Osius avaient repoussé ces propositions et conservé leurs relations avec ces gens-là. Cette persistance avait arraché des larmes aux eusébiens, car il leur était impossible de siéger avec des hommes que leurs prédécesseurs avaient condamnés, ils ne pouvaient partager les sacrements avec des profanes. Ils avaient donc réitéré leurs réclamations, ils avaient fait remarquer que l'on ne devait pas changer le droit divin, mépriser la tradition de l'Église, occasionner une scission et dédaigner les nombreux évêques orientaux et les saints conciles de leur parti. Mais les partisans d'Osius s'étaient obstinés, ils s'étaient posés en
1. S. Athanase, Apologia contra arianosy c. xlviii, P. G j t. xxv, col. 333; Ilist. arian. ad monachoSy c. xv, P, G., t. xxv, col. 709.