POSTFACE
87. Les deux livres qu'on vient de lire sur F abstraction considérée dans les rapports des beaux-arts et des belles-lettres avec Ihomme^ en paraissant isolés de l'ensemble dont ils font la IV' partie, pourraient être jugées défavorablement, si on les envisageait exclusivement au point de vue absolu de la forme littéraire. Mais il y aurait erreur; car si mon œuvre a quelque mérite, elle le tire de l'enchaînement des idées. Or cet enchaînement est la conséquence de ma définition du moi fait. C'est grâce à elle que je puis établir une intimité de relations mutuelles entre l'œuvre du savant, l'œuvre du littérateur, l'œuvre de l'artiste et l'œuvre de l'historien, intimité qui, j'ose le dire, ne peut être démontrée autrement. C'est grâce encore à
la disposition en deux colonnes que j'ai donnée aux diverses sciences naturelles, en distinguant celles dont le but est de connaître le concret, d'avec les sciences qui ont Vabstrait pour objet, comme le montre un tableau inséré au Journal des Savants (i), que Ton peut, au moyen d'un second tableau placé à la droite du premier, se représenter clairement :
1" Ce qu'on appelle une abstraction réalisée;
2" Les relations existant entre l'œuvre du sculpteur ou du peintre et Fœuvre du littérateur, et même les relations de celle-ci avec l'œuvre du musicien ;
3** Les relations de ces œuvres avec celles du savant qui sont comprises dans le i""' tableau.
Je mets un spécimen de ces tableaux sous les yeux du lecteur.
(i) Journal des Savants^ iS64j p* loi.
P.'S. — Si le lecteur avait trouvé quelque obscurité à ce que j'ai dit (76) du littérateur et du grammairien, relativement au nom que je suppose avoir été donné à un objet par celui-ci, lequel nom désigne cet objet sans en définir les propriélés, quoique les comprenant toutes implicitement^ je le prierais de recourir au Journal des Savants, année 1864, pages 101, 102, 103 et 104.