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LES FORGES CHIMIQUES

La coA^«ow réunissant en agrégat solide ou liquide des atomes ou molécules d'une même espèce chimique.

Ylaffinité réunissant en composé chimique des atomes ou molécules de nature différente.

LES FORGES MÉGANIQUES.

La coercition qui peut être exercée par la pression de l'atmosphère, la résistance des psiroisd'un espace limité x)ù se trouvent des matières expansibles.

La division mécaniçue des solides au moyen du choc, de la tij^, de la lime, etc.

60. Des forces appartenant à ces trois genres pouvant agir dans les actions chimiques des corps qui sont en présence, on voit dès lors combien les faits sont complexes, quand on les compare aux faits de la mécanique rationnelle et même à ceux de la mécanique appliquée : car dans ces derniers faits une force d'impulsion est censée agir sur des masses mesurables absolument inertes ou douées d'une force d'attraction de pesanteur dont l'action dépend d'une loi parfaitement connue; en outre, s'il existe plusieurs masses réagissantes, les distances qui les séparent sont mesurables comme elles.

Lorsque la mécanique résout les questions de son ressort, elle connaît toujours d'une manière précise quelques-uns des termes de ses problèmes, et c'est au moyen de cette connaissance qu'elle parvient à déterminer les termes qui lui sont inconnus.

En définitive, la mécanique connaît ou peut connaître les masses agissantes, les trajectoires qu'elles décrivent, les vitesses qui les animent et l'intensité des forces, causes des mouvements. En outre elle peut arriver à son but quoique l'essence même des forces lui soit cachée : car il lui suffit de connaître l'intensité de chacune d'elles par la vitesse qu'elle

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imprime à l'unité de masse dans l'unité de temps, soit que la force n'agisse qu'un instant, soit qu'elle agisse d'une manière permanente à l'instar de la pesanteur.

6 1, Le chimiste est dans une position toute différente, quand il s'agit de définir les causes des actions chimiques en les assimilant à celles de la mécanique proprement dite. Car, je l'ai dit déjà, les actions chimiques se passant entre des parties ma* térielles si ténues qu'elles échappent à nos sens, nous ne pouvons en apprécier ni la masse, ni le volume, ni en suivre les mouvements; dès lors plus de trajectoires, plus de vitesses appréciables.

La mécanique chimique est donc tout à fait distincte de la mécanique proprement dite.

Si une chose semble aujourd'hui incompréhensible, ce sont les chang'ements qui surviennent dans les propriétés des corps par le fait des actions chimiques. Par exemple, comparez le soufre et le carbone au composé qu'ils forment, et voyez si vous pouvez concevoir aujourd'hui comment le soufre fusible à H4*etl20*, volatil à 440*, doué d'une faible odeur, et le carbone, fixe à la température la plus élevée de nos fourneaux, absolument inodore, donnent naissance par leur union au sulfure de carbone, liquide bouillant à 48*^, doué d*une odeur

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si fétide! Qui conçoit en vertu de quelle force 2 volumes d'hydrogpène , le plus expansible des corps coBUus, en s'unissant à 1 volume de guz oxygpène, produisent de Teau dont le volume pris à l'état liquide et à la température de zéro est à celui des gaz qui le constituent comme 1 à 2550 environ? Qui conçoit en vertu de quelles forces 2 volumes de gBz hydrogène en s'unissant soit à 1 volume soit à { volume de carbone, donnent dans les deux cas 1 volume d'hydrogène protocarburé et l volume d'hydrogène bîcarburé?

62. De cet état de choses il récite que l'étude des forces en chimie ne porte pas sur les phénomènes dynamiques qu'on leur attribue, mais bien sur des changements survenus dans la manière d'être, dans les propriétés des corps après l'accomplissement de l'action chimique, ou en d'autres termes, Isoraque ceux-ci sont à Tétat statique.

Mais une force attractive unique, comme la pesanteur, ne pouvant être invoquée pour expliquer les actions moléculaires chimiques, il faut admettre ce» attractions spéciales que nous désignons par le mot de force de cohésion, pour expliquer l'union , Tadliérence des atomes, des molécules homogènes, et par celui de force d affinité, pour expliquer l'union, la combinaison chimique des atomes, des molécules

hétérogènes; en outre, il faut admettre rintervenlion incessante des forces physiques et quelquefois des forces mécaniques. Il est donc évident que les considérations relatives à la nature des forces concourant à l'action chimique ne portent que sur l'observation de phénomènes ou de propriétés que les corps présentent après que leurs atomes, leurs molécules sont parvenus à l'équilibre plus ou moins stable qu'on attribue à l'action de ces forces.

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