Sachant ce que les gTands travaux scienti
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fiques coûtent de labeur et de temps, je me préoccupais de l'influence fâcheuse que cette disposition d'un homme de gfénie pouvait exercer sur de jeunes esprits, soit en les éloig*nant des travaux de précision où la mesure des propriétés de la matière devient l'expression la plus heureuse de la vérité scientifique, soit en les dég^oùtant de ces raisonnements rigoureux, indispensables à rétablissement de toute généralité vraie, et toujours en les prédisposant en faveur de raisonnements dont les conclusions no sont générales qu'à la condition de mettre de côté toutes les différences qui eussent été autant de raisons pour rejeter ces conclusions si on eût pris en considération les différences dont je parle.
199. Voilà bien les réflexions que je faisais à une époque où je n'avais point encore défini la méthode A POSTERIORI expérimentale, ni tiré toutes les conséquences de la loi du contraste simultané des couleurs, où j'îg^norais encore le moyen précis de définir les couleurs, enfin où je n'avais point donné la définition du mot fait. Je puis dire maintenant que les Imvauxdont je viens de rappeler les conséquences g'énérales ont été constamment dirigées d'après les discussions dont la classification des connaissances humines d'Ampère avait été l'objet entre son auteur, Frédéric Cuvier et moi*
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200. En définitive, ma distribution des confiais^ sances humaines du ressort de la philosophie naturelle est absolument conforme à la méthode a posteriori expérimentale. Loin de vouloir changer les circonscriptiom vulgaires de ces connaissances, je les prends telles qu'elles sont ; loin de prétendre à les ramener à des définitions rationnelles, je les prends en fait, comme l'expression naturelle de la faiblesse de l'esprit humain qui les a données sans discussion explicite, telles que je les admets.
Mon point de vue diffère donc extrêmement de celui où Ampère s'est placé.