‹ Histoire des connaissances chimiquesChapitre 78 sur 117 · ARTICLE 5. — TOUCHER · texte numérisé non relu

ARTICLE 5. — TOUCHER

345, J'ai qualifié de philosophique le sens du toucher, par la raison qu'il est le seul capable de nous donner l'idée de Vimpéiiétrabilité de la matière, et en même temps cçUe de son étetidue limtée. Or ces deux propriétés suffisent pour d^nir la matière (331).

Si la vue nous fttit apercevoir la forme des corps placés hors de l'atteinte de la main, et si, sous ce rapport, elle paraît supérieure au toucher, je répondrai qu'une forme colorée né suffît pas pour donner la certitude qu'elle appartient à un corps, et je cite pour preuve l'expérience que j'ai vue en permanence dans un cabiuet de physique. Un miroir concave et un bouquet de fleurs artificielles étaient disposés de manière à n'être pas vus d'un spectateur, • qui apercevait dans l'espace l'image du bouquet projetée par le miroir.

546. L'org'ane du toucher, en tant qu'il a^t comme sens, ne reçoit qu'une impression mécanique du corps qu'il touche. En ce cas, les impressions qu'il reçoit sont analogues à celles ^e reçoivent les sens de la vue et de l'ouïe des corps lumineux ou éclairés et des corps sonores ; et , sous ce

rapport, ces sens diffèrent du sens du goùl, exig'eant le contact du corps sapide avec la iang'ue, et du sens de l'odorat exigeant le contact de la vapeur du corps odorant avec la membrane pituitaire. Cependant, mal^ cette apparente différence, je crois que les nerfs du goût et de Todorat sont affectés dans l'acte de la sensation par des mouvements analogues ù ceux des nerfs de la vue, de Touïe et m(^me du touoher.

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