XV. Le bon ordre, la décence et la liberté même I. i
(Icâ sufliragcs exigent que Sa Majesté défende» comme elle le fait expressément, qu'aucune personne, autre que les membres des trois ordres composant les états généraux , puisse assister à leurs délibérations, soit qu'ils les prennent en commun ou séparément.
Le roi reprend la parole.
c( J'ai voulu aussi, messieurs, vous faire remettre sous » les yeux les différents bienfaits que j'accorde *à mes » peuples. Ce n'est pas pour circonscrire votre zèle dans » le cercle que je vais tracer, car j'adopterai avec plai- » sir toute autre vue de bien public qui sera proposée n par les états généraux. Je puis dire, sans me faire il^ » lusion, que jamais roi n'en a autant fait pour aucune » nation ; mais quelle autre peut l'avoir mieux mérité » par ses sentiments que la nation française I Je ne » craindrai pas de l'exprimer : ceux qui, par des pré- » tentions exagérées, ou par des difficultés hors de pro- » pos, retarderaient encore l'effet de mes intentions pa- )i ternelles , se rendraient indignes d'être regardés » comme Français. »
Ce discours est suivi de la déclaration que voici :