Ordonnances des rois de France, V, p
APPENDICE AUX LIVRES I, II, IIl ET IV 271
ab aniiquo, ces maîtres avaient le pouvoir de présenter à Tagréinent du bailli deux gardes élus par eux pour visiter leur» ouvrages.
En Limousin, les chartes les plus anciennes qui nous soient connues datent du XIV* siècle (argentiers de Limoges, 1389, pîntiers, 1394, selliers, 1403, fondeurs, 1593) ; les statuts des cordonniers, tanneurs, corroyeurs ne datent que de 1488, mais les métiers existaient bien auparavant et les bouchers de Limoges exerçant héréditairement cette profession paraissent se rattacher à un collège romaine En général les métiers limousins ont à leur tète des magistrats élus ou bayles. Chez les selliers, ces bayles doivent visiter de quinzaine en quinzaine tous les ouvrages du métier. L'apprentissage est de six ans et le nouveau maître doit payer pour son entraxe 14 sols à la confrérie. Certains métiers ne furent organisés en communautés que-fort tard : par exemple les barbiers qui ne reçurent des statuts que le 12 octobre 1680* : leur nombre était limité à six et, par une disposition presque unique en son genre, à la mort de chaque maître son successeur était désigné au concours (art. 7). On pouvait louer son privilège [art. 16).
Les métiers de Tours étaient tous jurés^ c'est-à-dire qu'il fallait en faire partie pour exercer une profession; leurs statots ne datent pourtant que du XV* siècle (barbiers, 1408, rhaussetiers, 1447, boulangers, 1464, tisserands, 1481)*. Les tailleurs d'Amboise reçurent des statuts en 1481.
En 1448, Charles VII avait donné des statuts aux merciers de Touraine, d'Anjou et du Maine. Dans le Berri, les communautés de Bourges offrent seules quelque intérêt. Le métier des cordonniers de cette ville était assez ancien, car ses statuts furent confirmés en 1486. Aux termes des nouveaux statuts de ce métier (1571), les cordonniers avaient à leur télé quatre jurés; l'apprentissage était de trois ans. Les fils de maître étaient
1. Cf. Bulletin de la Société archéologique du Limousin^ 1863, p. 192.