M. Vandbnpiîkrkboom, Patria belgica, II, 1873, p
la PVance. Les métiers se développèrent de bonne heure à Saint-Orner ; des documents de la lin du Xlll" siècle en mentionnent 50, dont 25 au moins avaient reçu des statuts (dra* piers, foulons, tondeurs, molekiniers, etc^) Ces statuts leur étaient donnés par la municipalité ou magistrat investi de ce droit, en 1199, par une charte du comte de Flandre.
La corporation était administrée par un maîeur ou connétable assisté de plusieurs jurés [cswardcurs ou Keuriers; ils formaient ensemble la Keure du métier. Ils devaient présider les assemblées, tenir les registres d'apprentissage et de réception, surveiller la fabrication, fixer le prix de certaines denrées. A la tête de toutes les Keures, était un grand maître des métiers, magistrat supérieur des corporations. Les gens de métiers avaient aussi des prérogatives municipales ; ils étaient représentés dans les corps de ville par des officiers dits Jurés tin commun '.
Citons parmi les dispositions des statuts : Tobligation imposée aux tondeurs de payer leurs ouvriers chaque samedi et la défense faite aux mêmes maîtres d'employer plus île sept valets, l'interdiction d'embaucher tout valet qui mène femme de mauvaise vie, qui ait mauvaise réputation ou qui ait des dettes à la taverne, l'obligation imposée au nouveau maître coutelier de payer dix livres pour aider aux pauvres «'.ompagnons '.
Flandre. — La Flandre est la terre classique des libertés «communales et des métiers. L'origine des corporations flamandes est fort ancienne. Sans admettre l'assertion fabuleuse de Guichardin qui les fait remonter à Baudouin de Flandre, fils d'Arnould le Grand (958-901), on peut considérer comme certain qu'elles étaient constituées dès le XI« siècle, tout au moins sous la forme de guildes marchandes ^