‹ Histoire des corporations de métiersChapitre 124 sur 214 · Archives yationalcs, Collnct. Roxdonxkau, AD. XI · texte numérisé non relu

Archives yationalcs, Collnct. Roxdonxkau, AD. XI

a. Les distillalcurft-limon.Kliors payeront près tic 7O,00O livres; les charculicrs 110,000 livres (y compris lo rachat d'offices particuliers à leur état) ; les gantiers plus de 160,000 livres; les cordonniers 130,000, etc.

tune et non plus du mérite. En mettant à Tencan des charges autrefois réservées aux plus dignes, TEtat sanctionnait à Tavance tous les abus; il abdiquait son rôle de tuteur naturel du travail pour s'en faire l'exacteur. Mais si l'instrument que venait d'imaginer la fiscalité royale était en lui-même détestable, il serait injuste d'oublier que d'impérieuses nécessités politiques contraignirent la royauté à remployer. Si ces créations arbitraires d'offices inutiles et ces tracasseries incessantes appellent par elles-mêmes un blâme sévère, il convient de se souvenir qu'elles trouvèrent leur excuse dans la raison d'Etat qui les commandait. On violait sans doute l'équité, on recourait aux plus fâcheuses pratiques, on pressurait, on menaçait, on rusait pour faire rentrer l'argent dans le Trésor public. Mais avec l'argent ainsi obtenu, on fondait des canons, on armait des places fortes, on levait des troupes et on donnait à Villars les moyens de sauver la France sur le champ de bataille de Denain. Contre les critiques et les attaques auxquelles le système fiscal de la seconde partie du règne de Louis XIV a été si souvent en butte, les défenseurs de la politique royale seront toujours en droit d'invoquer devant l'histoire cette suprême excuse, l'intérêt de la défense du pays.

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