‹ Histoire des corporations de métiersChapitre 15 sur 214 · Dos GUdwtsem im MitUlaUer. Halle, 1831, p · texte numérisé non relu

Dos GUdwtsem im MitUlaUer. Halle, 1831, p

ORIGINE DEè CORPORAtioiSS 3à

plus récerament M. Gross dans son savant ouvrage sur les guildes marchandes^, la guildo devrait son origine à l'influence des idées chrétiennes de charité et de fraternité'. Suivant Hartwig*, la guilde ne serait autre chose que la corporation romaine dont le type importé par les apôtres de la foi chrétienne dans les contrées septentrionales s'y serait transformé*. Enfin Brentano dans son Kssai sur l'origine des guildes*, s'est efforcé de coordonner ces deux systèmes en les mitigeant par l'admission d'un troisième facteur, les traditions païennes.

C'est à cette dernière opinion que nous croyons devoir nous rallier, malgré les attaques dont elle a été l'objet de la part d'un historien aussi érudit que M. Gross. Toutefois, il est nécessaire de bien définir en quel sens l'opinion de Brentano nous semble fondée. Chacune des trois causes qu'il énumère nous paraît avoir eu sur l'origine et le développement de la guilde une influence indéniable, mais cette influence ne s'est pas exercée de la même manière et n'a pas eu le même caractère.

Et d'abord, il nous parait certain qu'antérieurement au Ml* siècle, c'est-à-dire à la grande diffusion du christianisme chez les peuples du nord de l'Europe les guildes étaient inconnues en tant qu'institutions corj:)oratives proprement dites. L'édit de Charlemagne interdisant les diabole gilde des Saxons, dont l'origine aurait été déjà fort ancienne, npst pas un argument contre cette conclusion à défaut île toute indication permettant de Axer le sens exact du tnot employé ; il est permis de croire que Charlemagne a fait allusion à des pratiques païennes ou à la vieille coutume

'• The OUd Mcrchant. A contribution lo britinh municipal history, Oxford, 1890i

'• Thi>y doiibtiess originatcd 8pon(iincoii8ly among Cliristinns for niuluat sapport in things t(>ni|)or:il and Hpifitiial. (Griioss., op. cil.)

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