‹ Histoire des corporations de métiersChapitre 157 sur 214 · Collection Rondonnkau, AD. XI, H · texte numérisé non relu

Collection Rondonnkau, AD. XI, H

4. Registres des délibérations des Six Corps, Archives Nationales, KK, IMt, p. 269.

dans Tenceinte des maisons royales et leur procès avec les juges de la Conservation de Lyon se poursuivent toujours sans aboutir à une solution. Une pensée charitable inspire vers la même époque un projet d'établissement d'hospire pour les malades des métiers *,

En 1757, un événement important se produit. Le 20 septembre de cette année, à la suite d'un accord avec les communautés de Paris et sur leur promesse d'indemniser le Trésor royal, le roi consent à s'interdire désormais l'octroi de lettres de maîtrise. En effet, pendant dix ans, on ne concéda aucune lettre de ce genre. Mais le 3 mars i767*,un édit les rétablissait, sous prétexte de faciliter l'accès de la maîtrise, et créait douze brevets pour chaque métier à Paris, huit dans les villes de cours supérieures, quatre dans les villes où siégeaient des présidiauxet deux dans les autres localités. Les droits de réception étaient sensiblement abaissés au profit des bénéficiaires de ces brevets.

Il s'en fallait pourtant eh 1767 que le pouvoir- royal songeât â supprimer le monopole de la corporation et à donner gain de cause aux économistes qui réclamaient déjà l'entière liberté du commerce : on inclinait dans les conseils du roi à réformer dans un sens plus libéral les institutions corporatives, mais on entendait les conserver comme type unique de l'organi-* sation du travail. Le régime corporatif reçut même une consécration nouvelle par unarrêt du 23 août 1767* qui, renouvelant les prescriptions des édits de 1581, 1597 et 1673, enjoignit à tous les marchands et artisans dont les professions étaient demeurées libres de se réunir en communautés*. L'édit fixait en même temps le prix des maîtrises qu'il leur faudrait acquérir. L'exécution de ces divers édits se heurta à de graves diffi-

1. Registres des délibérations des Six Corps, Archives Nationales, KK, 1342, p. 315.

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