I. Cahiers favorables a la suppression des communautés
La suppression pure et simple des communautés est réclamée par les cahiers des assemblées suivantes des divers degrés : sénéchaussée d'Auray, h«iilliages de Domfronl, de Saint-Dizier, du Berry, ville de Chalais, communauté d'Istres, Tiers Etat de Briey, Caux, Clermont-Ferrand, Colmar, Comminges , Goutances , Agen , Amiens , Auxerre, Blois, Bouzonville (Lorraine), Bayonne (trois ordres), Châteauneufen-Thimerais, Dauphiné, Digne, Dombes, pays de Foix, Forcalquier, Laon, la Rochelle, Maine, Melun, Montfort- TAmaury (les trois ordres), Montargis, Nemours, Nivernais, Ploërmel, Pont-l'Evêque, Rouergue, Poitou, Ponthieu, Riora, Mirecourt, Saumur, Saint-Quentin, Troyes, Vannes, Villeneuve-de-Berg. Les motifs invoqués sont les suivants : « Les jurandes et les maîtrises sont contraires à la liberté des citoyens et aux progrès de l'industrie. » (Tiers d'Agen. a Les entraves mises au commerce et à Tindustrie doivent être détruites, les jurandes abolies, la faculté d*acquitter les droits de jurande ne prouvant nullement le talent.» (Tiei's de Bar-le-Duc.) « Le commerce ne se soutient que par l'émulation, et c'est frapper l'industrie et les talents d'un coup meurtrier que de leur donner des entraves. » (Tiers de Forcalquier.)
La liberté de l'industrie n'exclut pas, de l'avis général, une réglementation nécessaire. aOn y pourvoira par l'établissement d'un régime universel pour chaque espèce de profession suivant lequel les aspirants seront tenus de faire apprentissage et chef-d'œuvre. » (Amiens.) « On conservera les apprentissages, épreuves et même les réceptions pour les professions importantes à l'ordre public. » (Maine.) « Il sera établi un ordre pour les maîtres, mais le nombre n'en sera pas limité. » (BayoniiC.)