‹ Histoire des corporations de métiersChapitre 20 sur 214 · Ordttnnattcesi des Rois de France, t. III, p · texte numérisé non relu

Ordttnnattcesi des Rois de France, t. III, p

'• V. le prt'anibulu (riinc Ordoaiicinco do 1363 (^Ordonnances des Rois dt '''«irr, t. III, 582) où cette tinte de 1188 se trouve précisée.

<tô HISTOIRE DES CORPORATIONS DE MÉTIERS

pation des villes du Midi fut, .sans nul doute, une des principales causes de la reconstitution des corporations d'artisans qui dans ces contrées encore toutes remplies des traditions romaines avaient dû laisser des souvenirs vivaces et n'avaient peut-être jamais complètement disparu. On verra, dans un des chapitres suivants, quelle part considérable les corporations réorganisées prir<»nt au XIIl*" siècle dans Tbistoire municipale de la Provence et plus spécialement dans Thistoire locale de Nîmes et de Montpellier : mais bien qu*ici encore hi grande r»reté des sonrces kdsse subsister de nombreuses obscurités, il est certain que dès le Xll* siècle, les corporations s'étaient en grande partie reconstituées. C'est ainsi qu'à Arles les arts et métiers sont dès cette époque gouvernés par un collcgium capituni n^ystcriorum ou collège des chefs de métiers, véritable conseil corporatif lié intimement à l'organisation municipale de la cité\

Nous avons fini de retracer l'histoire des origines et des premières manifestations de la corporation. Nous avons successivement étudié l'ancien collège romain et la guilde germanique ; vu pâlir et s'effacer pendant les longs siècles de l'époque franque et féodale les institutions corporatives de l'ancienne Gaule ; assisté, tant au Nord où domine l'élément germanique, qu'au Midi encore tout pénétré de la civilisation romaine, à la renaissance de cet esprit d'association qui va transformer la vie sociale de l'artisan et organiser sur un plan nouveau le travail national. Il nous faut maintenant poursuivre cette étude : après avoir dit quand et comment la corporation se constitua, il reste à en dégager les traits et à en décrire l'organisation. Au surplus, l'ère des incertitudes et des conjectures est close. L'institution désormais se précise, se fixe et s'éclaire. Le XII'' siècle a jeté les fondements de l'édifice corporatif. Le Xlll* siècle va en assurer l'achèvement et le couronnement définitifs.

t. Cf. Ambkrt, Mcmoirct hUtorùjuc« ci critiqua sur Vauciennc rcpubliqm A'ArU*. 1779-1781. t. I, p. iU,

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