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Dit Régime corporatif dans la grande industrie, p

i. Cf. sur les înstitutionH de prévoyance et d'assistaare établtes par M. Hariuol au Val-Uu-Bois, institulions dont IVloge u'est plus à {vàrti^V Association catholique, U V, p. 698.

3. Cité par le P. Fristot, op. cit., p. 183. — M. le comte de Mun lui-niènio paraissait so prononcer en ce sens quand dans son discours de Lille, on 187G, il définissait la corporation un patronage « librement accordé et volontairement .accepté ». Assoc. cathol.^ t. 1, p. 97.

Mais les idées de l'intervention de FEtal et de la corporation obligatoire, si nettement repoussées par MM. de Bréda et Harmel n'ont pas cessé, au contraire, d'exercer une visible attraction sur d'autres écrivains de la même école, auxquels dès le début de l'œuvre l'inefficacité des efforts individuels, si généreux soient-ils, est apparue comme une triste réalité. Un des principaux collaborateurs de V Association catholique écrivait dès 1888 : « Nous sommes pleins d'admiration pour les miracles de la cbarité; mais si elle a une mission, le pouvoir public a aussi la sienne^ » M. Delalande précisait davantage sa pensée l'année suivante* : « Le pouvoir aurait un autre moyen de presser l'organisation coi'porative, ce serait d'obliger les patrons et les ouvriers de même profession à se grouper autour d'une caisse commune destinée à parer aux

éventualités des accidents 'et de la vieillesse. Ici rinter>'ention du législateur est absolument justifiée. » Cette idée, empruntée à la loi allemande de 1884 sur l'assurance contre les accidents, renferme au moins en germe celle de la corporation obligatoire.

Plus explicite encore est le R. P. de Pascal dans son commentaire de l'Encyclique De conditione opificu/n^. Si les corporations ne sont pas organisées, en attendant qu'elles soient organisées, ou encore à supposer qu'elles ne soient pas dotées d'une juridiction impérative, légale, coèrcilive, atteignant la profession tout entière, force sera bien, pour faire observer la justice, de se tourner vers les pouvoirs publics. M. de Bonald l'a bien dit : aOn ne persuade pas au\ hommes d'être justes, on les y contraint. Qu'on y prenne garde : la corporation a beau être libre et volontaire dans sa formation, on se rira de ses règlements et le but qu'elle poursuit ne sera jamais atteint, si on ne l'arme pas d'un pouvoir efficace non seulement à l'égard de ses membres, mais ri

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