‹ Histoire des corporations de métiersChapitre 206 sur 214 · Past and présent · texte numérisé non relu

Past and présent

sant labeur. Elle a le devoir de ne pas s*enfernier dans un lâche égoïsrae et d'écouter la voix intérieure qui lui dit d'être secourable envers la faiblesse, généreuse et fraternelle envers le malheur. Ce devoir, la fièvre de l'or, dont ce siècle plus qu'aucun autre a été dévoré, la soif des jouissances, le tumulte des passions politiques ont pu le faire oublier jusqu'ici aux classes élevées ; mais il n'est pas permis de désespérer de l'avenir dans ce pays de France aux soudains élans et aux généreux réveils. Le divorce n'est pas définitif entre ces enfants d'une même terre qu'une imprudente philosophie a voulu séparer et que tout invite au contraire à se rapprocher et à s'unir. Patrons et ouvriers comprendront, nous en avons la ferme espérance, qu'une guerre sociale serait à la fois funeste et impie; que tout conseille l'apaisement, la solidarité, l'union à ceux dont une profession commune fait, à des degrés différents, des collaborateurs de la même œuvre pacifique et féconde. Si cette alliance ne suffit pas àtarir la source de l'éternelle souffrance humaine, si elle ne peut faire disparaître d'ici-bas ces misères : la maladie, la pauvreté, la vieillesse, elle en aura du moins adouci l'amertume et atténué les douleurs, car le malheureux ne sera plus seul en face du mal qui l'accable ; ceux dont il aura partagé les travaux, ceux au service desquels il aura consacré son intelligence et dépensé ses forces seront là pour lui tendre la main, le réconforter et le soutenir. L'œuvre de paix, alors, sera bien près d'être accomplie ; car la haine et l'envie ne peuvent habiter longtemps dans un cœur où vient d'entrer celte divine consolatrice : l'espérance.

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