I. Ia*s inrrrpt'di», voiidnîtlis i-t Kaint'dis
t. Livre des Métiers, éd. Dki'IMN«>. p. 54, 56, 58, 98, 136, <'lr,
3. Lorsqu'une marrhandim» mal fnbriqii<'>e n «'té iuiÎMio chez un inaîtn> ol ((ii'il établit l'avoir aelirti'c d«> bonni* foi à une foin*, il n^^nroiirt pas riinicndi*, iiiai}« roUi-^ d«'nr«*c doit ôtrc* rt'vondiu' t'i^alcincnt on foire <'t li* vfnd<Mir doit rapport<M» un certificat pnMivant qtio l'achetcnr a traité vn ronnaitiHanco x\c cauao : « Aprf>H que Gnyot Caulyort, Jfhan Bernard, Giiiot..., toiiH cordonniers, ont anirnié, par •«ertnent, que 19 cuirs, arrêtés es haies de Paris par les jurés de ce qu'ils étaient inauvaisfinont tannés, ils avaient acheté au Londit, cuidant qu'ils fussent Imius... avons ordonné que iccux cuirs seront rt*ndus sans amende et avons défendu que icfux cuirs ils ne vendent en la prévoté de Paris, synon en Lendit, et seront tcDos de rapporter certificats de ceux à qui ils auront iccux vendus, m Archiven nationales. Registres du ChAtelet. Y. 5222, f» 3i v«. Juin 1399. Cf. encore Y. 5223, f- 2.
%. lÀvre des Métiers, éd. Dkpim.no, p. \' et 39.
est enrore à son stage primitif, on >*oit les artisans de chaque métier habiter plus spécialement certaines parties de la ville qui deviennent ainsi le centre d'un commerce ou d'une fabrication déterminée. Cette localisation de l'industrie dont ou trouverait peu d'exemples dans nos villes de France au XIX* siècle, s'est conservée en Orient où chaque industrie a 4»lu domicile dans une rue ou sur une place qui lui est exclusivement affectée ^ Il en était exactement de même en France au XI 11*^ siècle. C'est ainsi qu'à Paris les orfèvres habitaient sur le Grand-Pont et dans la rue de la Barillerie, les fripiers ■dans les environs des Halles et de la paroisse Sainte-Opportune, les merciers dans les rues Saint-Martin, les peintres, les selliers et les lormiers dans la rue Saint-Jacques et ses alentours. Il s'en fallait cependant que cette localisation fût absolue, et ce serait s'en faire une idée très exagérée que de lui attribuer un caractère obligatoire. Sans compter divers métiers de première nécessité, tels que les boulangers et les barbiers, que des considérations d'utilité pratique faisaient échapper à la règle, nombre de maîtres habitaient dans des quartiers différents de ceux où résidait la majorité de leurs <ronfrères ; dans une rue plus partic-ulièrement vouée a un trafic déterminé, souvent deux ou ti'ois ouvroirs ou boutiques d'artisans étrangers à l'industrie locale venaient ainsi diversifier l'aspect des lieux et en rompre la monotonie*.
Pour donner au lecteur une idée exacte de ce qu'était au XIll® siècle l'ouvroir d'un artisan, nous ne pouvons mieux faire que de reproduire le passage suivant du savant ouvrage de M. Fagniez * :
1. Quiconque h visité les Souks de Tunis, ce spêcinion si étrange et si curieux du marché oriental, qui ne le cède en rien, sons le rapport de la couleur et du pittoresque, au Grand Bazar de Constantinoplc lui-môme, a pu se rendre compte do cette localisation de l'industrie en parcourant tour à tour le Souk des par. fumeurs, celui des cordonniers, celui des étoffes et tapis, etc., etc.
3. Sur la paroisse Saint-Germain, au lieu dit le Pcrrin^Gascelin^ on quartier <de8 brodeurs, chapuiscurs, fourbt^eurs, on rencontre, par exemple, deux fripiers •dont l'industrie s'exerçait surtout prt's des Halles. {Taille de 1292^ publiée par M. Gkiiaud dans la collection des documents inédits de l'Histoiro de France, p.90.)