‹ Histoire des corporations de métiersChapitre 43 sur 214 · Ibid., p. 3, 2 et · texte numérisé non relu

Ibid., p. 3, 2 et

LA CORPORATION AU Xlll® SIKCLE 149

«Marcel le Jeune et Jacques Marcel 28 livres, elc), les Genlien iiui paient ensemble 50 livres, les Bourdon, domiciliés dans Ja rue qui porte leur nom , plus de 70 livres , Gautier de Broisselles, 38 livres 10 sous, Jehan Augier, rue aux Lavandières, 34 livres 10 sols, etc., etc. ^

Si des Lombards et des bourgeois on passe aux gens de jnétier, les chiffres des cotes s'abaissent beaucoup. Nous les diviserons en cinq catégories variant des plus élevées aux plus basses.

l'^ Catégorie. Cotes supérieures à 10 livres ou 200 francs irevenu minimum présumé 500 livres ou 10.000 francs). Il n y en a guère qu'une dizaine : Jehan de Croiseu, épicier de la paroisse Sainte-Opportune, et ses valets ; Philippe de Fontennes le provençal, chapelier de feutre, et ses valets taxés tous deux à 10 livres; Michel d'Amiens, mercier, rue de la Ferronnerie, 10 livres ; Jehan Marcel, mercier en l'enclos Saint-MejTi, 15 livres, etc.

2* Catégorie. Cotes de 5 à 10 livres, c'est-à-dire de 100 à 200 francs (revenu minimum présumé 250 livres ou 5.000 Irancsj. Cette catégorie comprend une vingtaines de cotes : Jaque le drapier, 9 livres ; Gile Mau-Pas, changeur, 7 livres 10; Maugier le regratier, 7 livres, etc. ; c'est encore la richesse.

li^ Catégorie, Cotes de 1 à 5 livres, c'est-à-dire 20 à 100 francs (revenu minimum présumé 50 livres ou 1.000 ^'•aucs). Le nombre des contribuables de cette classe est déjà sensiblement plus considérable. Ce n'est plus l'aristocratie luarchande, mais seulement la classe des marchands aisés, 'i* Catégorie. De 5 à 20 sous, c'est-à-dire de 5 à 20 francs {••evenu minimum présumé 12 livres 10 sous ou 250 francs) ; •** est le petit commerce.

à* Catégorie. De 12 deniers à 5 sous, c'est-à-dire de 1 à '^ francs (revenu minimum présumé 50 francs). C'est la classe

>• H(gislrc de la Tuillc^ p. 13C, 18, TiO, 20, etc.

des tout petits marchands, des très modestes artisans, dont rindustrie s'abrite dans des échoppes. Il paraît certain toutefois que pour cette dernière classe et peut-être aussi pour la précédente, le revenu réel était sensiblement supérieur il celui qui est accusé par les rôles , soit que des détaxes fussent accordées aux tout petits marchands, soit que le contribuable réussit à dissimuler une partie de son €ivoir, soit enfin que d'une manière générale la taille ait été perçue déduction faite non seulement des charges industrielles, mais encore de toutes les dépenses de nourriture, d'entretien, etc. Autrement, ainsi qu'on s'en convaincra par les prix des denrées nécessaires à la vie que nous reproduirons bientôt, W serait à peu près impossible de comprendre comment les. artisans de la cinquième catégorie pouvaient vivre.

La plus grande partie des artisans appartenaient aux deux dernières des catégories ci-dessus entre lesquelles nous avons réparti les contribuables. Dans la paroisse Saint-Eustachc,. qui ne comptait que cinquante artisans de la troisième catégorie, on ne trouve pas moins de 120 cotes de 5 à 20 sols, et 170 cotes de 12 deniers â 5 sols. Les cotes de ces deux dernières catégories sont donc avec celles de la troisième dans, un rapport de plus de cinq contre un. Il y a plus : le nombre^ des seules cotes de ta cinquième égale sensiblement celui des. quatre premières réunies\

Un travail analogue pour la paroisse Saint-Merri' donneles résultats suivants : première classe, 1 cote ; deuxième^ classe, 5; troisième classe, 40; quatrième classe, 140; au total, 186 cotes des quatre premières classes contre 420 à la seule cinquième classe.

La proportion des cotes moyennes se relève dans la paroisse industrieuse de Saint-Barthélemi dans la Cité : deux premières classes, néant; 11 dans la troisième, 37 dans la quatrième et

1. 1»^ classo, 2; 2« clanso, 2; 3» classe, 50; 4', 120. Au total 174 contre 170 delà cinqiiii'iiio. Iteg. de la Taille, p. 35 et siitv.

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