AU XIII® SIÈCLE
Section I. — Marchands de Teau
On a vu [suprày lîv. I, eh. m, p. 51) que la plus ancienn^?^ des corporations de Paris paraît avoir été celle des marchand^^ de Teau, dont Torigine remonte selon toute apparence au^vc:
nautcs de Tépoque romaine. Bien que cette puissante associa
tion ne doive pas être confondue avec les métiers qu'elle do^— mine de toute la hauteur qui sépare encore de nos jours la haut^F^ banque ou le commerce de gros du petit commerce de détail, S^ 1 nVst pas possible de tracer un tableau complet des corporatioa ^ parisiennes au Moyen Age sans faire une place à la premier ^e et à la plus antique de ces corporations. Il ne suffit pas e^n effet de connaître les monopoles et les privilèges dont jouissaS t la Hanse^ , il est nécessaire de rechercher quels étaient exac- — tement ces marchands de Teau, ces bourgeois hanses qui L -si <*omposaient. Ces privilégiés étaient-ils simplement les prii*^* cipaux marchands des divers métiers, qui à raison de leua r fortune et de l'importance de leurs affaires auraient éteins importateurs et les exportateurs de toutes les denrées ? C> w plutôt les bourgeois hanses ne constituaient-ils pas uti<; classe à part de riches marchands en gros qui, sans apparten-ir individuellement à aucun métier, approvisionnaient tous l^^s métiers des matières premières nécessaires aux diverses indus-