‹ Histoire des corporations de métiersChapitre 54 sur 214 · DiPPiNQ, p · texte numérisé non relu

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LA CORPORATION AU Xlir SIKCLE 173-

cordicrs (t. xiii) fabriquaient de la corde soit avec le lîl que leur livrait le chanvrier, soit avec du tilleul ou même du poil. Ils fournissaient de cordages et de câbles les bateaux de la Hanse.

La laine était l'objet d'un commerce plus important encore que la toile. Apportée à Paris du Languedoc, du Berri ou d'Angleterre, elle subissait diverses préparations préliminaires : le battage, l'ensimage ou grainhge avec de l'huile destinée à l'assouplir, le cardage ou peignage qui rendait sesfibres parallèles et propres à être iîlées, l'arsonnage ou trituration sur une claie, enfm la filature elle-même. Ces diverses, opérations étaient faites parles filaniit'crsK

La laine une fois filée était travaillée par les tisseronfis de lange ou de drap (t. l). C'était là une des corporations les plus^ puissantes de Paris et son organisation était toute démocratique. Il était interdit à chaque maître d'avoir plus de deux métiers larges et un étroit, ce qui empêchait toute grande industrie. Les^ statuts entrent dans un détail minutieux, précisent le nombre de fils pour une longueur donnée*, 2,200 pour les draps fins, Testanfort et le camelin, 2,000 et 1,600 pour les moyens et les gros. On interdit de faire du drap épaulé, c'est-à-dire dans lequel la chaîne ne soit pas aussi bonne au milieu qu'aux lisières, de mettre en œuvre de la laine ou du fil teints avec du noir de chaudière.

La laine tissée était livrée au foulon (t. lui) chargé de la dégraisser et de l'aplanir. Le foulage s'opérait en deux reprises coupées par un lavage. On distendait ensuite l'étoffe, puis on rétirait pour lui donner les dimensions voulues. C'était alors le tour des tondeurs de drap* qui, armés de long*? ciseaux coupaient le poil de la laine et en égalisaient la surface, puis des teinturiers (t. Liv).

1. Drppino, p. 4S6. Poiir plus do détails »iir ces divcr»c9 prt'paratioa» V. Fao?cikz, Études Mur l'industrie au XIII* siècle, p. 310 ot siiîv. S. Dkppino. p. 118.

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