HtatiiU do IMl. IbiH., p
4. Pour ne citer qu'un cxomplc, le portail Snidt-Laurcnt do la {>ath<*dnile ^^ StmalxMirg et un autre portail du même édifice, les groupe» dos Vierges fol'V-^^ et d(^ Vierges sages attestent l'art merveilleux des ymagiors de celte ê|M>q^*''-
relief : « Hic siquidem reperies imaginuiu seu sculpture, seu picturâ, seu elevatione consistentiuiu subtilissimos formatores. » II* p**, ch. iv.
Les voirriers (Depping, p. 425) peignaient ces admirables vitraux et ces rosaces dont les teintes pourpres ou violettes se reflètent si magiquement sur les piliers des nefs et des absides gothiques. Les vitraux des cathédrales de Chartres et de Rouen datent de cette époque.
Les brodeurs^, auxquels se rattachent les chasubliers, font les ornements d'église (chapes, étoles, aubes), le plus souvent tissus de soie et enrichis d'or et d'argent.
Enfin, quatre métiers s'occupent de la confection des patenôtres ou chapelets de diverses sortes. Ce sont les pateno-^ triers en os et en corne (t. xxvii), en corail et en coquilles (t. xxviii), en ambre et en Jais (t. xxix), enfin en os, ivoire, fil de laiton ou d'archal (t. XLiti). Ces derniers faisaient en outre des boucles à souliers et des boutons pour les robes.
Section IX. — Industries diverses.
Sous cette rubrique nous rangeons diverses corporations qui ne rentrent pas dans les catégories précédentes. Ce sont :
1® Les officiers chargés du mesurage, du jaugeage et de 1^ pesée de diverses denrées, tels que les cricurs de vin déjà mentionnés, les courtiers^ lesjaugeurs [t. vi) et les déchar' geurs de (^m, les mesureurs et les porteurs de sel*, les jurés moleurs de bâches^, les courtiers de chevaux^. Ce sont là des charges héréditaires et vénales dont les titulaires sont moins des artisans que des fonctionnaires. Nous ne mentionnons ici ces professions dont les statuts cependant sont insérés dans
iSt HISTOIRE DKS CORPORATIONS DE MÉTIERS
le IJi^rc des Miniers quVn raison des relations quotidiennes qui existent entre elles et les corporations d'artisans ^
2** Les libraires-Jurés, coi'poration à laquelle se rattachent les enlumineurs, les scelleurs et les parcheminiers, furent placés depuis 1275 sous la juridiction de rUniversité de Paris qui leur donna des statuts et taxa le prix des livres ; les parcheniiniers devaient acheter le parchemin à la Halle des Mathurins ; le recteur fixait le prix d*achat et prélevait un droit sur la vente.
3** Les changeurs étaient établis sur le Grand-Pont, seul lieu où le commerce du change fût permis : (édit de février 1305: Ordonnances des Rois de France, 1, 42()1. Ainsi que le fait observer M. Fagniez fop, cit.j, p. 22, le commerce de l'argent prêtant à des fraudes nombreuses nécessitait en effet une surveillance active que la réunion des changeurs dans un lieu aussi fréquenté que le Grand-Pont rendait beaucoup plus facile.
h^ Diverses industries du cuir: los écorc/ieurs*A('s bau€lroiers ou appnHeurs de gros cuir t. Lxxxiii;, et les mégissicrs ou tanneurs^,
5" Les feiniers ou marchands de foin (t. Lxxxix). l^e foin arrivait par navées, cVst-à-dire par eau, et était revendu au détail directement par le marchand, soit en gros par un courtier.
6** Les marchands de charbon, bois et tuiles *. Il leur était prescrit de décharger, transporter, mettre à prix toutes ces denrées dans un délai de trois jours à partir de leur arrivée, pour éviter qu'ils ne lissent une hausse artificielle des prix en conservant leurs marchandises sans les vendre.
7** Les bateliers^, qu'il nefaut pas confondre avec les pécheurs de l'eau de Seine et dont la fonction est de passer les gens.
8® hes peigniers-lanterniers (t. lxviiI, qui font des lanternes à facettes de corne et d'ivoire.
1. Nou» I«i8!«cron«i donc de côt» los compag^niofi d'officiora jiidiciaireft (Dotaîr«i< prcMsureuni, huissicKt). Ce ne Hont là ni des arts, ni doit inôticn*.