Ihid., XVII
a. Bibliothèque Nationale, Mss. 81 H, f»* 507 et 508 v*.
villes de Flandre et le roi d'Angleterre l'ancien pacte contre la France; Tinstant était critique.
L'Ordonnance de 1467* promulguée dans ces périlleuses conjonctures, fut la plus importante des mesures prises en vue d'organiser la défense de Paris. Aux termes de cette Ordonnance, les métiers étaient divisés en 61 compagnies, dont chacune devait avoir une bannière armoriée et figurée d'une croix blanche au milieu et « de telles armoiries que lo<< métiers aviseront » (art. 2). Ce fut l'origine du blason des métiers.
Chaque compagnie était commandée par un principal et un sous-principal élus chaque année, le jour de la Saint-Jean, i)ar les chefs d'hôtels (ou chefs d'industrie), « qui jurent d'être loyaux au roi et d'employer leur pouvoir à faire ce qui de par le roi leur sera commandé, de ne souffrir aucunes »édtfîons, rumeurs, tumultes et de les révéler s'ils les ^(prennent» ; ils étaient rééligibles (art. 5) et devaient eirx-mémes être chefs d'hôtels (art. 6). Leur serment était répété par tous les miliciens des compagnies (art. 7i.
L'armement se composait de brigandines ou Jacques (cottes de mailles) d'an casque ou salade, de voulges (épieuxi, longues lances à main, ou d'arquebuses, chacun étant tenu de conserver chez lui cet armement (art. 8 et 9).
11 était tenu par les commissaires (délégués du prévôt) et par les officiers un registre des miliciens ; tout nouveau valet d'un marchand était incorporé ; tout bourgeois de Paris, même étranger aux métiers, devait être incorporé dans une compagnie (art. 14).
Cette force militaire pouvait être détournée de son but par des factieux. Aussi défendait-on de déployer les bannières et d'assembler les compagnies sans l'ordre du lieutenant du roi fart. 17 et 18j « ce pour obyicr au,i' commocions, conspirations et rumeurs », Tous les ans, le lendemain de la fêle de la con*