Ordonnance* des Rois de France^ XVI
frérie, avait lieu \a^ montre (revue) des métiers par les principaux dont le pouvoir disciplinaire allait jusqu*à pouvoir infliger une amende de 60 sols (art. 15).
La liste dés bannières par métier ou groupes de métier^ similaires était la suivante :
1** Tanneurs, baudroy ers, corroyeurs ; 2** ceinturiers, boursiers, mégissiers; 3** gantiers, éguilletiers, couturiers, pareurs^ de peaux ; 4** (!ordonniers ; 5° boulangers ; 6® pâtissiers, meuniers ; 7° fèvres maréchaux ; 8° serruriers ; 9° couteliers, gaîniers, émouleurs ; !()*• serpiers, clouliers ; 11° chandeliers huiliers ; 12® lormiers, selliers, coffretiers, molletiers ; 13** armuriers, brigandiniers, fourbisseurs de harnais, fourbisseurs d'épées, lanciers; 14° fripiers, revendeurs; 15 pelletiers, corroyeurs de peaux ; 10° marchands fourreux (sic) ; 17° peigniers, artilliers, patiniers, tourneurs; 18° bouchers de la grande boucherie ; 10° ceux de la boucherie de Beauvais, de Notre-Dame-des-Champs ; 20° tisserands de linge ; 21° foulons ; 22° cardeurs ; 23° tondeurs et teinturiers de drap; 24° bûchers, y compris les valets besoignant chez les bourgeois; 25° couturiers; 26° bonnetiers et foulons de bonnets; 27° chapeliers; 28° fondeurs, chaudronniers, épingliers, balanciers, graveurs de sceaux; 20° potiers d'étain, bibelotiers; 30° tisserands de laine ; 31°pourpointiers; 32° maçons, carriers, tailleurs de pierre; 33° orfèvres, 34° tonneliers et avaleursde vin; 35° peintres, ymagiers, chasubliers, brodeurs, verriers; 36° marchands de bûches, voiluriers par eau, bateliers, passeurs et faiseurs de bateaux; 37° savetiers; 38° barbiers; 39° poulaillers, queux (cuisiniers, rôtisseurs et saucissiers) ; 40° charrons; 41° lanterniers, souffletiers, vanniers, ouvriers d'osier ; 42° porteurs de grève ; 43° hanouars, revendeurs de foin et de paille, chaufourniers, esluviers, porteurs des halles; 44° marchands de bétail, vendeurs de poisson de mer; 45° marchands de poisson d'eau douce et pécheurs ; 46° libraires, parcheminiers, écrivains et enlumineurs ; 47° drapiers et chaussetiers ; 48° épiciers et apothicaires ; 49° déiciers, tapis-
siers, teinturiers de fil, soie et toile, tondeurs; 50** merciers, lunetiers, tapissiers sarrazinois; 51° maraîchers, jardiniers; 52** vendeurs d'œufs, fromage et esgrun ; 53° charpentiers; 54** hôteliers et taverniers ; 55**peigneurs, tondeurs de laine; 5C)** vignerons; 57** couvreurs et manouvriers; 58** cordiers, bourreliers, courtiers, vendeurs de chevaux ; 59** buffetiers, potiers de terre, nattiers, faiseursd*esteufs*60** et 61** notaires, bedeaux et autres praticiens en cours d'église mariés et « non estant de métier ».
Section II. — Les Corporations sous Charles VIII (1483-1496) et Louis XII (1496-1515), — L'Imprimerie. — Première période de la Renaissance.
Les règnes de Charles VIII et de Louis XII ne marquent pas comme celui de Louis XI une étape importante dans riiistoire des métiers. A peine peut-on mentionner les statuts nouveaux des apothicaires et des épiciers (1484), les statuts des foi-gerons (1485) et les lettres patentes qui reconstituèrent la confrérie des merciers^ (1485). Ce fut néanmoins une époque glorieuse que cette période de trente années, qui vit vulgariser l'Imprimerie et se lever l'aurore de la Renaissance. L'Imprimerie, cette admirable invention de Gutemberg, était il est vrai, connue en F'rance depuis treize ans déjà à l'avèneïwent de Charles VII. Dès 1470 Ulric Géring, Martin Krantz et Michel Freiburger s'étaient établis d'abord à Paris, à la Sorhonne, puis rue Saint-Jacques, à l'enseigne du Soleil tTor, et î^vaient publié leur premier ouvrage « les Lettres de Gaspard de Pergame » bientôt suivies d'un Salluste, de l'Epitome de Titet^ive par Flavius, des Kpîtres de Phalaris. Des concurrents ^^'aient même bientôt surgi : Pierre Kaiser et Jean Stoll en 1473, •^spaïs Bonhomme, puis son filk Pasquier en 1474 et 1475 ;