Di'fclaration du 18 mni 1543 (Ihambkrt, t. XI T, p
S. FONTA.XOX, I, 110. — ISAMBKRT, t. XII, 378.
pression de tous les péages imposés depuis cent ans par les seigneurs sur leurs terres sans autorisation royale (déclara» tion du 24 août 15321 ^
Henri II tenta davantage et voulut unifier les mesures en usage dans le royaume. « Comme il est venu à notre notice et
connaissance, dit le préambule de l'Edit d'avril 1540', que pour la diversité des aunes, aunages et formes d'auner et des noms des mesures servant à cette fin... plusieurs fautes, fraudes et abus se sont ensuivis esdits aunages tant en drap d'or, d'argent, de soie, de laine, toile que canevas et autres mar- <;handises... nous avons déclaré, statué, ordonné qu'une seule forme d'aune soit établie et ordonnée en notre royaume, pays et seigneuries qui aura de longueur trois pieds sept pouces etbuit lignes, le tout à toise. » Mais cette réforme pourtant si nécessaire se heurta à des résistances locales et donna lieu à des plaintes qui eurent pour résultat le retrait de l'Edit d'avril 1540 (édit du 20 juillet 1543)».
L'état de l'industrie et du commerce en France est donc florissant sous les règnes de François P' et de Henri II. Sans doute la France est tributaire de l'étranger pour certains produits. Elle tire l'or d'Espagne et de Portugal, les chevaux de guerre et d'attelage d'Allemagne et des Pays-Bas, les épices, le sucre et les confitures du Portugal et d'Espagne, la verrerie, les draps cramoisis de Venise*. Mais elle fournil ses vins à l'Angleterre, à l'Ecosse, à la Flandre, à la Lorraine, à la Suisse ; on en vend par an pour un million et demi d'écus. « On fabrique les draps fins avec les laines anglaises ou espagnoles. Mais la basse Normandie et la Picardie donnent une espèce de laine un peu plus fine qui sert pour certains draps, et pour un entre autres appelé camelot. On fabrique en abondance des toiles de toute qualité qui s'expor-