‹ Histoire des corporations de métiersChapitre 96 sur 214 · Gbrmain, op. cil., 111, p · texte numérisé non relu

Gbrmain, op. cil., 111, p

3. Statuts de» tallloura, art. 8. Ord. des rois de France^ 11, 468. •4. De Ribdk, Histoire des corporations de Provence, p. 34.

Mais on trouve dans les statuts municipaux de Marseille, rédigés en 1255, des indications suffisantes pour permettre d'affirmer que les métiers étaient établis dès le XII" siècle et pour se faire une idée de leur fonctionnement. Ces statuts attestent d*abord l'existence de chefs de métiers ; un chapitre entier, le X', règle leur élection. L'autorité municipale intervient du reste souvent dans les affaires des métiers ; c'est ainsi que le chapitre XXV ordonne de désigner deux ou trois des meilleurs médecins de Marseille pour examiner la compétence des autres et signaler aux autorités municipales ceux qui paraîtraient incapables d'exercer leur profession. On cherche à assurer la probité du commerce en imposant aux maîtres un serment professionnel , en interdisant tout accord entre artisans de métiers différents en vue d'influer sur le prix de vente des denrées à la fabrication desquelles ils coopèrent*, enfin en <!*dictant parfois un tarif maximum pour la vente des denrées*. En résumé, on retrouve en Provence, modiûésous l'influence des idées chrétiennes, l'ancien régime corporatif de l'époque romaine. Les associations professionnelles qui n'avaient sans doute jamais disparu dans le Midi, mais que comprimait et dominait l'autorité féodale, profitèrent des bouleversements politiques dont ce pays fut ébranlé au XIIP siècle pour ressaisir leur ancienne autonomie. Cette émancipation des métiers du Midi est le fait capital de la première période de leur histoire; la législation de ces métiers .demeure au surplus animée de l'esprit le plus libéral, et nombreux sont les arti*sans de chaque profession qui en dehors de la corporation vivent et travaillent isolément et dont les métiers respectent l'indépendance. Il en fut ainsi jusqu'aux ordonnances de 1581 et 1597 qui organisèrent tous les artisans en métiers jurés y c'est-à-dire obligatoires.

1. Taillours, chap. XXXVIII. — Tanneurs, ehap. XLI. a. Chap. XXXVl et XL.

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