‹ Histoire des corporations de métiersChapitre 98 sur 214 · Du Bourg, op. cit., p · texte numérisé non relu

Du Bourg, op. cit., p

statuts, de faire des visites domiciliaires chez les maîtres, d^infliger des amendes aux contrevenants ; mais ils ne connaissaient pas des différends survenus entre membres du métier; ces litiges étaient, au XIII* siècle, de la compétence des capitouls. La ville était divisée en baylies, chaque bayle ayant sous sa surveillance les artisans d*uu quartier.

Les trois degrés réglementaires : apprenti, compagnon, maitre, existaient à Toulouse comme ailleurs. Les apprentis devaient lors de leur engagement payer une taxe en argent «t fournir une livre de cire pour la confrérie ; ils étaient tenus de faire un apprentissage d'un an au moins. Ce temps écoulé, s'ils étaient jugés suffisamment experts par les bayles, ils devenaient compagnons en acquittant encore certaines redevances. Pour le grade supérieur, la maîtrise, il ne semble pas <}u'aucune condition spéciale d'aptitude ait été exigée ; le candidat devait seulement prêter serment de se conformer aux règlements de la profession.

Les règlements renfermaient des prescriptions minutieuses sur la qualité des objets fabriqués. Le ceinturier qui avait mis <en vente un ouvrage défectueux était puni par la confiscation de l'ouvrage qui était exposé au pilori de la maison commune. Le chaudronnier qui remettait à neuf de vieux vases, l'ar* gentier qui dorait frauduleusement des objets de cuivre étaient «gaiement punis \

Les métiers de Toulouse avaient tous leurs confréries. Ces associations charitables étaient établies dans diverses églises où brûlait éternellement devant l'autel du patron une lampe symbolique.

2*^ LES CORPORATIONS d'aQUITAINE DU XIV* AU

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