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CHAPITRE VII

SENECA EROE

Alto morir ogni misfatto amenda.

Alfieri.

Sénèque-Pasquin redevient un noble moraliste. Il écrit son traité « De la clémence, à l'empereur Néron. » — Néron et la clémence, quel contraste grotesque ! Il faut dire, toutefois, qu'à l'exemple de ses devanciers, le jeune empereur, pendant les premières années de son règne, s'est montré assez humain. Sénèque a composé là aussi une dissertation splendide, pleine de sagesse et de sentiments élevés.

Néron le combla de richesses, et l'auteur du Traité sur la pauvreté arriva ainsi à posséder une fortune princière, des jardins, des champs, des palais, des villas à la Porte Nomentane, à Baïes, sur les monts Albains, de la valeur de plus de six millions. Il prêtait à intérêts, à usure, en Italie et dans les provinces, entassait argent sur argent et se couchait à plat ventre devant Agrippine et son fils. Mais les choses devaient bientôt changer.

Quatre ans plus tard Néron, perdant toute retenue, immolait sa mère, sans que le timide Sénèque essayât de l'arrêter; c'est le reproche que le noble Tacite adresse à ce dernier. Le philosophe devint à la fm un embarras pour Néron. Ce monstre furieux avait déjà fait mourir Burrhus, préfet du

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