A DON-LUIGI GIAFFERRI
A coronar l'eroe di Cirno invitto Marte discenda, e se gl'inchini il Fato ; E i sospiri del Ligure sconfiUo Diano alla tromba délia Fama il fiato.
Fallo appena di Golo il bel tragilto, Del nemico espugnô forte steccato ; Sprezzô i perigli, e al disugual conflitto Yirlù prevalse ov'ei comparve armato.
Cirno lo scelse, e il suo destin gli arrise E il gran litigio a cui l'Europa è attenta Al suo valore, al brando suo commise.
Il brando ch'anche il fier destin paventa All'ingrata Liguria il crin recise ; E'I scettroa Cirno la sua man présenta (1).
(1) Pour couronner l'indomptable héros de Cyrnos, — que Mars descende du Ciel ; que le Destin s'incline devant lui ; — et que les soupirs arrachés à Gênes par sa défaite — tassent résonner la trompette de la Renommée.
Il franchit hardiment le Golo, — et conquit aussitôt les forts retranchements de l'ennemi ; — malgré les dangers, il affronta une lutte inégale, — et la Vertu triompha partout où il parut en armes.
Cyrnos l'a choisi pour champion^ et le Destin lui a souri ; — le grand combat auquel l'Europe assiste attentive, — c'est à son glaive^ c'est à sa valeur qu'il a été confié.
Son épée, que redoute le Destin lui-même, — a abattu la force de l'in. grale Ligurie; — et sa main victorieuse remet enfin le sceptre à Cyrnos.