‹ Histoire des CorsesChapitre 25 sur 408 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Décadence de la noblesse corse ; émigrations volontaires. — Pendant quelque temps la Banque administre la Corse avec sagesse et loyauté.

Avec Giampolo et Riiiuccio finit la résistance des seigneurs. La noblesse de l'ile s'affaissa, ses châteaux tombèrent en ruines et c'est à «eine si l'on voit encore aujourd'hui s'élever çà et là sur î|s rochers les sombres murailles qui furent autrefois les aianoirs des Cinarca, des Istria, des Leca et des Ornano. liais en renversant ces formidables ennemis, gfelfesi en avait su^fiije un aiUre bien plus terrible ; cet ennemi, c'étailfcÉpeuple^'c

Lorsque la Banque étenda^tl^^lW^I plusieurs hommes én^rgfqulfe étaient^ de leur pays des hovineurs-et de la gloire jfil du service à l'étranger et y 'é-taienti devenus' ' et des condottieri célèbres. Quelques-uns servaient les Médicis, d'autres les Strozzi ; on en voyait dans les rangs des Vénitiens, à Rome, dans l'armée des Gonzague, ou bien encore au service de la France. Filippini cite un grand nombre de ces hommes de guerre, parmi lesquels on remarque Guillaume de Casablanca, Jean-Baptiste de Leca, Barthélémy de Vivario, surnommé Télamon, Gasparin Ceccaldi et Sampiero de Bastelica. Un certain Arsano, de Bastia, fut particulièrement favorisé par la fortune ; il put, en se faisant renégat, devenir roi d'Alger, sous le nom de Lazare. Ce fait est d'autant plus surprenant, qu'à cette

Page 1