‹ Histoire des CorsesChapitre 251 sur 408 · DÉDICACE · texte numérisé non relu

DÉDICACE

Entends-je vos deux voix chéries, — ô vous dont les fraîches tombes surgissent à mes yeux ? — Lorsque, sur le paisible rivage de cette île, — le chantre fait doucement vibrer les cordes de la cetera, — oh ! comme son lamento réveille — les notes plaintives de mon cœur !

Cygnes envolés là-haut avant moi, — bons génies de ma course errante, — dans les montagnes, sur les mers, — votre voix me salue tout bas ; — vous me saluez sur cette île déserte

— par les sons d'une funèbre complainte.

Ce qui palpite dans ce chant lugubre, — je l'ai éprouvé, il a retenti en moi-même ; — c'est un écho de mon âme, — un cri échappé à ma douleur. — Que ces rimes éplorées

— soient comme un vocero que j'entonne pour mes morts.

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