CHAPITRE VII
Via, pigliatemi u scuzzale, La cazzola e lu martellu.
Nun ci vulete andà, babu, A travaglià a San Marcelin?...
Tombu m'hanu lu miô vabu, E feritu u miô fratellu.
Or circatemi e trisore, E qui prestu ne venite :
Boglin tonclemi i capelli Per tuppalli e so fcrite ; Chi di lu sangue di vabu N'aghiu carcu le miô dite.
Di lu vostru sangue, o vabu, Bogliu tinghiemi un mandile ; Lu mi vogliu mette a coUu Quandu avraghiu oziu di ride....
Eo collu per le Calanche, Falgu per la Santa Groce, Sempre chiamanduvi, vabu.
Rispunditemi una voce !
Mi l'annu crucifissatu Cumme Ghiesu Gristu in croce.
Prenez-moi donc son tablier, — sa Iruelle et son marteau. — Ne voulez-vous pas aller, mon père, — travailler à Saint-Marcel? — Ils m'ont tué mon père, — et blessé mon frère.
Cherchez-moi des ciseaux, — et revenez vite ici : — je veux me couper les cheveux, — pour boucher ses blessures ; — car du sang de mon père, — j'en ai les doigts chargés.
Avec votre sang, mon père, — je veux me teindre un mouchoir ; — que je mettrai à mon cou, — quand j'aurai envie de rire.
Je monte par les Calanche, —je descends par Santa-Croce, — en vous appelant toujours, mon père. — Répondez-moi donc un mot! — On me l'a crucifié, — comme Jésus Christ sur la croix.