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CHAPITRE VII

Ma quantii pieiiu d'affaiini Sarà lu mondu per me !

Un ghiornu solu mill'anni Mi sarà pensandu-a te, Dimandandu sempre a tutti :

La miô fmliola duv'è ?

Tra parenti senz'alTettu, Tra bicini senz'amore, S'eo cascu malata in lettu, Chi m'asciuverà u sudore ?

Ghi mi derà un gottu d'acqua ?

Chi nun mi lascerà more ?

S'eo pudissi almenu more, Cumme tu si morta tu, 0 speranza d'u miô core, E po' anch'eo piglià all'insù, E truvatti, e stà cun tecu, Senza perdeti ma' più !

Mais combien maintenant le monde — sera plein d'angoisses pour moi — Un seul jour me semblera mille ans, — quand je penserai à loi, demandant toujours à tous : — Ma fille où est-elle ?

Au milieu de parents sans affection, — de voisins sans amour, — si je tombe malade au lit — qui m'essuiera la sueur? — Qui me donnera un verre d'eau? — Qui ne me laissera point mourir?

Si je pouvais du moins mourir, — comme tu es morte toi-même, — espérance de mon cœur, — et moi aussi m'en aller là-haut, — et te trouver, et rester avec toi, — sans te perdre jamais plus !

Prega dunque lu Signore Ghi mi cacci via di qui, 0 speranza d'u miô core, Gh'eo nun possu sta cusi :

Altrimenti u miô dulore Nun pudrà mai più fini.

Prie donc le Seigneur — qu'il m'ôte vite de ce monde, — espérance de mon cœur, — car je ne puis rester ainsi : — autrement ma douleur — ne pourra jamais plus finir.

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