VOCERO D'UNA GIOVINETTA PER UNA SUA AMICA COETANEA
MORTA NELL'eTa' DI QUATTORDICI ANNI
(Dialetto di Vico)
Questa mane a me' cumpagna È fora tutla impumpata :
Forse lu vapu "i la mamma N'hannu fattu una spusata ; Bole aiidà da lu maritu, Ed è pionta e preparata ?
Un si sentenu che gridi ; È adunitu lu cantone ; Soha mesta la campana ; Ghiunghie croce e cunfalone...
Ahimè ! quantu è diversa Da quell'altra sta funzione !
Yocero d'une jeune fille sur la mort de sa compagne, morte à Vdge de 14 ans.
(Dialecte de Vico).
Ce matin, ma compagne — est dehors toute parée. — Peut-être son père et sa mère — en out-ils fait une épouse ; — et pour aller chez son époux, — elle est déjà préparée.
On n'entend que des cris ; — le canton s'est assemblé ; — la cloche sonne tristement ; — la croix et la bannière arrivent... — Hélas ! combien dift'ère — de l'autre cette cérémonie I
La me' cumpagnola parte, Per andassine luntanu A truvà li nostri antichi, U me' vapu e lu piuvanu, Duve ognuiiu ha da sta sempre, E si va di manu in manu.
Ghiacchè bo' vulete parte, E muta paese e clima, Benchè avà sia troppu prestu, Ghè nun erate alla cima, Ascoltate un tantinellu La vostra arnica di prima.
Bogliu fà una littarella Prestu, e la vi vogliu dà ; Ne ci mettu micca lacca, Chè mi ne possu fidà :
La darete a lu me' vapu Appena junta culà.
E po' a bocca li darete Le nove di la famiglia,
Ma jeune compagne part, — pour s'en aller loin — trouver nos ancêtres, — mon père et le curé, — là où chacun doit rester toujours — et où l'on va l'un après l'autre.
Puisque vous voulez partir, — et changer de pays et de climat, — bien que ce soit encore trop tôt, — car vous n'étiez pas arrivée au faîte, — écoutez un tantmet — votre amie d'autrefois.
Je veux faire une petite lettre — bien vite, et vous la donnerai, — sans la cacheter avec de la cire, — car je puis me fier à vous : — vous la remettrez à mon père, — à peine arrivée là-bas.
Puis, vous lui donnerez de vive voix ~ les nouvelles de la lamille, —