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CHAPITRE VII

E Lu si lu iniô mari tu ?

Ah, si statu cum'a iiebbia, Ciii pcr aria si smairitu !

Si tu un boli stà a pacsi, Ti manderagliiu in Bastia ; E culà ti ne starai Cu la to Nunzia Maria :

Forse nun ti place più, Ghiuvà, la miô cumpagnia ?

Duve si, la miô Lillina, E lu miô Carlu Filice?...

Mi vogliu strappà lu core Eo cun tutte le radiée..,.

Ch'ella sia la verità Quellu chi la jente dice ?

(Una donna di Venzolasca interloqidsce):

Guntentatevi, Signora,

Di lasciacci u sciô Ghiuvanni.

suis la femme, — et que lu es mon mari ? — Ah ! comme le brouillard, — tu as disparu dans l'air !

Si tu ne veux pas rester au village, — je t'enverrai à Bastia ; — et là lu vivras — avec la Nunzia Maria : — Peut-être ne te plais-tu plus, — ô Jean, dans ma compagnie?

Où êtes- vous, ma Lillina, — et mon Carlo Felice ?... (1), — je veux m'arracher le cœur — avec toutes ses racines.... — Serait-ce vrai — ce que les gens racontent ?

(Une femme de Venzolasca prend la parole) :

Contentez-vous, Madame, — de nous laisser Monsieur Jean. — Ceux de

(<) Enfants du mort.

Quelli di lu Viscuvaiu L'hanu gosu per tant'anni Stamane alla Venzulasca Lu vulemmu traspurtà.

Santia risponde :

Eo credu ch'a cumune Un gli lu permelterà...

Or nun bedi e cumpagnie Ghiunte qui da tre paesi ?

0 Juvà, sai chi per te Or ci sô li lacci tesi...

Signori Venzulaschesi, Voi l'avete superata Di pigliabi u miô Juvanni E lasciammi abandunata.

Vescovato en ont joui si longtemps ! — Ce matin c'est à la Venzolasca — que nous voulons le transporter.

{Santia répond) :

Je crois que la commune — ne le permettra pas...

Ne vois-tu pas les confréries — arrivées de trois villages ? — Jean, lu sais que pour toi — les lacets sont maintenant tendus ;

Messieurs de la Venzolasca, — vous avez triomphé : — Vous m'avez ravi mon épouXj — et me laissez dans l'abandon.

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