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CHAPITRE VII

Or a va m'ogiiii vuUaiio InvcrsLi a lu Fiuiiiinale, Vcisu duve u me' culombu Si lasciô le piume e l'aie, Camminandu pc la strada Senz'avè mai fattu malc.

La morte, è beni, c cumune ; Ma quest'è particulare.

Nun ne possu piu discore ; Chi mi cresce troppu u dolu Perché di cinque fratelli Ma che dui nun mi ne trovu. L'avete truvatu dolce U sangue di Petracchiolu.

Semo accinti di gendarmi, Di sullati e di sergenti :

Sgottanu li me' fratelli, E ci sgrignanu li denti.

S'ella vene l'occasione, Si vedrà se siam cuntenti.

Et maintenant, je vais me tourner, — vers le Fiuminale, — vers le lieu où mon beau ramier — a laissé les plumes et les ailes, — en s'en allant par le chemin, — sans avoir jamais fait de mal à personne. — Il est vrai que la mort est commune à tous ; — mais celle-ci est extraordinaire.

Je ne puis plus en parler, — car ma douleur devient trop grande : — j'avais cinq frères, — et il ne m'en reste plus que deux. — Vous l'avez donc trouvé bien doux — le sang de Petracchiolo ?

Nous sommes entourés de gendarmes, — de soldats et de sbires ; — mes frères dégouttent de sang, — et vers nous grincent les dents. — Que l'occasion se présente, — et l'on verra si nous sommes satislaits.

Quai è statu che ha tiratu, Oh trista ! a la me' candella !

Oh, se pudessi arivalli, E passallu di cultella !....

0 Matteu di la surella, Sarai trivella di senu.

Ti l'avia ridetta tantu, Venti volte eranu almenu Che 'ndu core di sti ladri Nun ci stava che belenu.

Oh, ch'imbidia maladetta !

Una peste li divora :

Stanu sempre alla veletta, Ne ci lascianu esce fora ; Tempu è da fanne vindetta, E mandalli alla malora.

0 Mattè, che strappa-core Mi punghie l'occhi la iiotte !

A siccammi lu me' fiore Ci vulianu tante votte ?

Ajutatemi, o surelle :

Mi sentu le vene rotte.

Quel est donc celui qui a éteint ainsi, — malheureuse ! mon dernier espoir? — Ah! si je pouvais l'approcher, — et le traverser de mon couteau !

Ah Matfeo, amour de ta sœur, — tu seras le ver rongeur de mon sein. — Je te l'avais dit si souvent^ — et répété au moins vingt fois, — que dans le cœur de ces brigands, — il n'y avait que venin.

Ah! la maudite envie ! — C'est une pesle qui les dévore ! — Ils sont toujours en vedette, — et ne nous laissent point faire un pas : — il est temps d'en tirer vengeance, — et de les vouer tous au malheur.

Oh Matteo, mon cœur se déchire ! — Les larmes brûlent, la nuit, mes yeux ! — Pour flétrir ma fleur, — il a donc fallu tant de coups ? — 0 mes sœurs, secourez-moi : — je sens mes veines se briser.

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