‹ Histoire des CorsesChapitre 276 sur 408 · IN MORTE DI MATTEO , MEDICO · texte numérisé non relu

IN MORTE DI MATTEO , MEDICO

(Antico vocero (0145) d'una compaesana e cugina del dcfimto ; la quale andando alla testa délia scirata ad assistera al duolo, arrivata vicino a un ponte, incontrô quelli che portavano il dcfimto nel suo villaggio nativo e comimiô a ballataré) :

La to jente t'aspiîttava Tutt'allegra a lu valcone, Quandu vide lu cavallu Senza te sopra l'arcione, Gu la sella sanguinosa E la bfifflia strascinone.

Sur la mort de Malhieu..,. msderin

(Vieux vocero (i745) d'une compatriote et cousine du défunt. En se rendant aux funérailles à la tête de la scirata, (1) elle rencontre, près d'un font, ceux qui transportent le mort à son village natal, et commence alors son lamento ainsi) :

Ta famille t'attendait — toute joyeuse au balcon, — lorsqu'elle vit le cheval — revenir sans toi — avec la selle ensanglantée — et la bride traînante.

(I) Scirata, vient probablement de schierata, schiera, troupe et désigne le chœur des pleureuses.

Poi binendu pe lu ponte Appari una fumacciôla :

E innanzi un c'era croce, Mancu prête eu la stola :

Sulamente avia ligata Di mandile la so gola.

(Ricusando di salutare il convoglio funèbre, ne volendo porger la mano a nessuno in segno d'amicizia, soggiunge) :

Ispuniteci a Matteju, Ghe li tocchimu la manu ; Di quest'altri un ne vulemmu, Chi nun sô a lu so paru.

0 Mattè, lu me' culombu, T'hanu tombu a franca manu.

Irrittu, u nostru Matteju !

Dicci almpnu lu to maie :

Un n'è stata micca frebe, Ne puntura catarrale.

Sonu stati li Negretti, E l'infamu di Natale.

Puis, en arrivant sur le pont, — j'aperçus comme une blanche fumée ; — il n'y avait là ni croix, — ni prêtre avec l'étole. — Mais on lui avait attaché — sous le menton un mouchoir.

{Elle refuse de saluer le convoi funèbre et de tendre la main en signe â! amitié, et continue) :

Déposez ici Mathieu, — afin que nous lui serrions la main ; — nous ne voulons pas des autres, — car ils ne le valent pas. — 0 Mathieu mon ramier, — ils t'ont tué ouvertement.

Lève-toi, ô notre Mathieu ! — Dis-nous au moins quel est ton mal : — ce ne fut pas une fièvre, — ni un point de côté. — Tu tombas victime des Negretti, — et de l'infâme Natale.

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