‹ Histoire des CorsesChapitre 4 sur 408 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Domination romaine. — La Corse jugée 'par les écrivains de l'antiquité.

Sous la longue domination romaine, l'état de la Corse ne fut jamais aussi florissant qu'on veut bien le dire. Pour s'en convaincre, on n'a qu'à jeter les yeux sur l'intérieur de l'ile, que les Romains ne soumirent probablement jamais .

Ils se contentèrent, parait-il, des deux colonies dont nous avons déjà parlé et de quelques établissements maritimes, cultivant de préférence la belle côte orientale en face de l'Italie. Ils n'avaient construit qu'une seule route dans l'ile. Suivant l'itinéraire d'Antonin, cette route s'étendait vers le Sud, le long de la côte, de Mariana à Aleria, PrœsicUum, Portus Favonii, et aboutissait à Pa/œ, près de Bonifacio actuel, sur le détroit de ce nom ; là on s'embarquait pour la Sardaigne, où la route se continuait de Portus Tibulce (Castro aragonese], localité importante, jusqu'à Caralis (Cagliari des modernes).

Pline compte en Corse trente-trois villes et ne fait que désigner les deux colonies. Strabon, qui n'écrivait que peu de temps avant lui, dit au contraire de l'ile : « On y » compte quelques petites villes, telles que Blesino, Cha- » rax, Eniconiœ et Vapanes. » Ces noms ne se trouvent que dans Strabon. Quant à Pline, il a probablement vu une ville derrière chaque château. Ptolémée nomme, en détail, tous les lieux habités de la Corse avec leur population respective. Beaucoup de ces noms existent encore

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