CHAPITRE X
» pareille vertu se rassurent ; mes paroles s'adressent » aux vrais Corses, dont les sentiments sont connus.
» Pour nous, braves jeunes gens, aucun, je le jure par » nos pères ! non, aucun de nous n'attendra un second » appel ; il faut montrer au monde que nous méritons le » nom de braves. Lorsque les étrangers débarqueront sur » nos côtes, prêts à livrer bataille pour soutenir les )) prétentions de leurs alliés, nous qui combattons pour » notre propre salut et pour celui de nos descendants, )) pour la défense de notre patrie, pour le maintien des » justes et magnanimes résolutions de nos pères, hésite- » rons-nous à braver tous les dangers, à exposer, à » sacrifier notre vie ? Braves concitoyens ! La liberté est » notre bat, et tout ce qu'il y a en Europe de nobles cœurs » s'intéresse à nous et fait des vœux pour le triomphe » de notre cause. Puisse notre énergie surpasser Tattente » commune ! Puissent nos ennemis, quels qu'ils soient, » apprendre par l'expérience que la conquête de la Corse » n'est pas aussi facile qu'on l'imagine. Il y a dans ce pays » des hommes libres, et l'homme libre sait mourir. »