‹ Histoire des couvents de Montbrison avant 1793 (volume 2)Chapitre 15 sur 69 · LES PËRBS DE L'ORATOIRE · texte numérisé non relu

LES PËRBS DE L'ORATOIRE

dernier établissement obtint, en 1760, Tautorisation de rouvrir son enseignement et reprit bien vite Tinfluence et l'autorité dont il jouissait autrefois.

Le prix de la pension au collège de Montbrison était fixé à 400 livres. Le nombre des élèves, en moyenne, était de 140. De plus, chaque externe de la ville payait, à titre de droit d'entrée, 1 livre 15 sous, et les étrangers internes 3 livres 5 sous. Ces petites rétributions produisaient, en 1760, un revenu de 260 livres.

Dans les comptes nombreux que nous avons eu sous les yeux des revenus et charges du collège, nous n'avons jamais vu figurer dans les recettes le prix de la pension payée par les élèves, ni dans les dépenses les frais de nourriture ni de traitement des professeurs. Nous sommes portés à croire qu'une comptabilité particulière était tenue pour ces recettes et ces dépenses, ainsi que pour le traitement des professeurs, comptabilité qui relevait de l'ordre seul des Oratoriens et dont sans doute il n'était rendu compte qu'au supérieur général de l'institution.

Les bénéfices, s'il y en avait, grossissaient les revenus de l'ordre. C'est ce qui explique la solidarité existant entre diverses maisons de cet ordre, le généreux secours que la maison d'Effiat en Auvergne prêtait à celle de Montbrison, enfin le cautionnement et les avances que la congrégation de l'Oratoire avait fournis à la ville pour la reconstruction du collège en 1783.

Les Oratoriens étaient à Montbrison au nombre de

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dix au plus, y compris un frère de Tordre. Parmi leurs noms nous avons rarement trouvé des noms foréziens; et, sauf ceux de MM. Courtin, Chapuis, Punctis de la Tour, Boyer et Duguet, ils nous ont tous paru étrangers à la province du Forez. L'inverse se produisit dans les couvents des Ursulines et des Visitandines. Il n'y a pas une famille forézienne un peu connue qui n'ait été représentée dans l'un ou l'autre de ces couvents de femmes.

La suppression momentanée du collège des Oratoriens dé Notre-Dame-de-Grâces aurait dû profiter à celui de Montbrison et le tirer de l'état précaire dans lequel il végétait. Il n'en fut point ainsi, et, malgré les subventions de la ville, leur maison d'éducation parait avoir subsisté dans un état de gêne.

Les Oratoriens cependant vivaient en très-bons rapports soit avec la population, soit avec la municipalité; ils partageaient avec les autres corps religieux de Montbrison le privilège de prêcher l'avent et le carême, et recevaient la rétribution que le corps municipal allouait à cet effet au prédicateur de son choix. Après le deuxième incendie du couvent des Cordeliers, en 1731, les Oratoriens offrirent à la municipalité pour siège de ses délibérations le théâtre même du collège où les élèves se livraient à leurs exercices oratoires.

Cette bonne harmonie toutefois ne leur attirait aucune faveur de la population, aucune de ces nombreuses donations qne l'on prodiguait aux Cordeliers et qui enrichirent les Oratoriens de Notre-Dame-de- Grâces.

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En 1783 ils virent cependant leurs revenus s'augmenter d'une manière notable par l'annexion qui fut faite à leur collège des biens et revenus du prieuré de Savignieu. Cette réunion^ toutefois^ ne fut con* spmmée qu'en 1785^ après le décès de l'abbé Rat de de Mondon^ dernier prieur commandataire (1).

Les biens du prieuré consistaient en un grand pré^ un plus petit situé derrière les bâtiments de la cure^ un pré appelé le Champagenie-Foris, une terre à Montrouge^ le chenevier de la Fontaine^ le jardin et les bâtiments du Jardinier^ une vigne au quartier de Pierre-à-Chaux, et le grand étang de Savignieu. Tous ces biens étaient alors affermés 2,551 liv., ci. 2551 liv.

Les autres revenus du prieuré, dont nous n'avons pu connaître le détail arrivaient à. 5749 )»

Ensemble 8300 i»

Ces derniers revenus se composaient principalement de deux autres domaines appelés le grand et le petit Vergnon, situés sur la paroisse de Savignieu, et de ceux attachés à la mense conventuelle du couvent (2) et à une prébende du prieuré appelée Sainfc-

A reporter 8300 liv.

(1) Voir sar les circonstances de cette annexion notre article sur Savignieu, t. !•», p. 68.

(2) On appelait mense conventuelle la portion des revenus affectée exclusivement aux religieux d*on couvent (du latin menta, table), par opposition avec la mense abbatiale qui était la propriété de Tabbé, et la mense commune appartenant aux uns et aux autres.

Report 8300 liv.

Thomas dont dépendait une vigne de sept journalées, située à Pierre- à- Chaux de Montbrison. Ces revenus de la mense et de la prébende arrivaient à 377 livres ; mais ils paraissent avoir été grevés de charges à peu près équivalentes, arrivant à 369 livres. Je dis qu'ils paraissent avoir été grevés^ car à voir les compétiteurs qui se présentaient autrefois pour obtenir cette prébende de Saint-Thomas , on ne comprend pas tant d'empressement en face d'un mince bénéfice de quelques livres.

Les charges du prieuré étaient de. . . . 7523 liv.

Le revenu net du prieuré dont le collège de Montbrison parait avoir hérité se réduisait donc à 777 »

Parmi les charges du prieuré, charges qui nous sont en grande partie inconnues, nous pouvons mentionner :

1° Les portions congrues payées aux cures de Saint- André et de Saint-Pierre de Montbrison, qui autrefois étaient de simples vicaires nommés par le prieur de Savignieu, ci 1000 »

2^* Une pension de 500 livres pour un jeune étudiant à la nomination de Tabbé de la Chaize-Dieu, ci 500 »

3** Enfin une pension de 100 livres on faveur des Bénédictins de la même abbaye, ci 100 »

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