NOMS DES DÉBITEURS
Rigaud (QuiUatune)
Papou (Gaspard)
Le comte d'Âilly
Le S' de Lesgallery et la demoiselle de \ GhatiUon )
DATE DO TITIE.
La S' de la Mure et sa femme
Ghercot (Michel)
De Girard (Marie-Catherine) et Henrys
(Joseph-Mathieu)
Reynard (Claude)
Le S' de Saint-Hilaire et le S' Deatandeau
De Girard (Pierre)
Pagnon (François-Joseph)
Le S' de Saint-Hilaire
Henrys (Jacques) et Lebeau (Madeleine) ,
sa femme
Le S' du Rosier
De Luzy-Pellissac (Imhert)
De la Mure (Jean) et Mazuyer (Jacques).
Henrys (Antoine), Chassain (Marie),
Ramey (Jean)
Vial (André) et sa femme
Henrya de Ghavassieux (Joseph-Mathieu) De Fomier (François) et sa femme. . . .
De la Goutte de Ghantereine
Chapuis (Aymard) et Lastre, sa femme.
Barailbon (François) , Lebeau (Jeanne), \ et Cbaasain (Antoine) /
Le S' de Bufferdan.
Vignat (Pierre)
Brun (Justinien) etChartre (Benoît). .
Paulet (Claude) et sa femme
Jacquelin (Benoit) et Paire (Claude)... .
Gharlet (Jean et Georges)
IJiéritier (Pierre) et Barrieu (Noël)...
De Rochefort (Catherine) et consorts. .
Boyer (Lucrèce) et son fils
Du Monceau-Tricaud et sa femme
Darot (Barthélémy) et consorts
Gayot (Claude) et sa femme
Chapuis de la Goutte (Pierre)
Le S' Populle
Chazal (Jean-Baptiste) et sa femme
Le Chapitre de Montbrison, Ghamboduc (Pierre) et consorts
16 novembre 1653
I juin 16Ô5.
26 octobre 1659.
16 novembre 1661
22 Janvier 1G67.
14 février 1667.
4 mars 1686.
II Janvier 1671.
10 mai 1678.
19 avril 1679.
25 mai 1680.
29 Juillet 1883.
7 février 1685.
1 février 1689.
9 juillet 1689.
24 octobre 1692
10 novembre 1692
2 Janvier 1686.
27 juillet 1686.
23 janvier 1688.
22 avril 1693.
4 avril 1691.
6 mai 1693.
26 mai 1695.
30 novembre 1696
8 janvier 1697.
2 mai 1701.
7 janvier 1696.
18 mai 1703.
5 juin 1700.
5 Janvier 1701.
1 février 1701.
17 avril 1701.
17 avril 1701.
11 mai 1701.
24 mai 1701.
21 juin 1701.
25 juin 1701.
27 juin 1701.
24 septembre 1701 10 février 1702.
22 avril 1702.
25 mai 1703.
29 octobre 1703.
18 février 1704.
Ce capital de 83^070 livres dû aux Ursulines avait été taxé à 13^961 liv. 13 sols 4 den. qu'elles devaient payer dans le délai de deux mois. Nos religieuses se récrièrent comme elles Pavaient fait en 1690, elles produisirent de nombreux mémoires, elles firent parade de ce qu'elles appelaient leur misère; mais, soit que les besoins de TEtat fussent plus pressants, soit que les biens du clergé excitassent déjà la convoitise de la nation, leur demande ne fut pas accueillie. Aussi le chiffre reliquat de leur budget, qui était arrivé en 1708 à 119,892 liv., loin de s'accroître dans la proportion qu'il avait suivie jusqu'à ce jour, était descendu dix ans plus tard, en 1718, à 117,106 livres.
Dans cette évaluation ne sont comprises ni la valeur du couvent ni celle des jardins, cours et écuries qui en dépendaient.
Le registre qui nous a fourni ces renseignements sur la comptabilité du couvent des Ursulines se termine à cette année, nous n'avons pu retrouver les suivants. Bien que ces comptes tenus par les religieuses, et souvent avec une orthographe ridicule, ne présente pas l'exactitude mathématique des comptables de nos jours, j'ai néanmoins été surpris bien des fois de la régularité de ces écritures^ et je crois même que dans notre siècle, où l'instruction parait s'étendre chaque jour, peu de femmes seraient capables de tenir convenablement une pareille comptabilité. Nous avons, toutefois, remarqué dans les comptes des Ursulines une circonstance qui accuse une mauvaise administration : celle d'avoir tout à la fois des dettes
et des créances. Ainsi elles prêtaient à M. Lhéritier^ sieur de la Bâtie, docteur-médecin à Montbrison, et à Tabbaye de Bonlieu, représentée par M™ Madeleine de FeugeroUes de Montmor, abbesse, le 18 juillet 1687, devant Thoinet, notaire à Montbrison, une somme de 500 livres au lieu de l'employer à éteindre une dette de 2,000 livres qu'elles devaient encore en 1767 à M* Pierre Puy de Rony, avocat au parlement et aux conseils du roi à Paris, et conseiller au conseil souverain des Dombes, frère et héritier de M" Durand Puy, seigneur du Périer, chanoine de Montbrison. Elles devaient encore depuis 1725 un autre capital de 1,500 livres à M" Hubert Puy, éouyer, curé de Longe- Seigne, qui ne fut remboursé qu'en 1758 au même Pierre Puy de Rony, son frère et son héritier.
Nous ferons une remarque relativement à l'excédant de 1718 : c'est que cette somme 117,106 livres était composée des capitaux placés et des domaines acquis; mais les immeubles étaient évalués d'après les prix d'achat et non d'après la valeur vénale qu'ils avaient en 1718. Ainsi, une note de 1730 explique que les quatre domaines qui ont coûté environ 30,000 livres produisent un revenu de près de 3,000 livres. En prenant pour base ce revenu, l'actif des Ursulines aurait pu être porté en 1718 à 200,000 livres.
Dans ma notice historique sur l'hôpital de Feurs j'ai constaté avec plaisir les nombreuses donations qui furent faites à cet établissement. Mais il n'en fut pas de même pour les Ursulines de Montbrison, au-