S'-PIERRE. S**-M.U)ELE1KE ET S»-ANDRÉ
hétérogène, qui manque d'unité, mais non de charme.
Nous n'avpns pu nous procurer aucuns renseignements sur l'église de la Madeleine. Nous savons seulement qu'elle était bâtie au faubourg de la Madeleine, entre le petit ruisseau de Furan et la rue Saint- Antoine, rue qui tirait son nom de la commanderie qui était dans le voisinage. L'emplacement occupé autrefois par cette église et le cimetière qui l'entourait est aujourd'hui converti en jardin où l'on ne retrouve aucune trace de construction.
Quant à l'église de Saint-André, c'était, dit-on, un assez beau vaisseau roman, composé de trois nefs. Une sculpture en ronde bosse, représentant le Père Eternel coiffé de la tiare, ornait le tympan de la principale porte. Cette pierre est aujourd'hui déposée à la bibliothèque de la ville. C'était, suivant M. Gras, la plus remarquable des églises de Montbrison après celle de Savignieu (1); il aurait pu ajouter et après celle de Notre-Dame.
Les ne& latérales étaient flanquées de chapelles, deux au midi étaient sous les vocables de Sainte- Catherine et de Saint-Pierre. Cette dernière chapelle, au matin de celle de Sainte-Catherine, fut construite en 1754 aux frais de M. Hubert Le Conte^ écuyer, conseiller du roi et receveur des tailles en l'élection de Montbrison, sur un emplacement vendu à la fabrique moyennant 300 livres par M" Jean d'Escotay, prêtre bachelier en théologie, suivant acte du 17 avril
(I) Revue Forézimne, aanôa 18G7, p. li)».
1694, passé devant M* Royet, notaire à Montbrison.
Cette chapelle fut concédée à la famille Le Cîonte, avec le droit d'y établir son tombeau et d'y graver ses armoiries (I).
En 1792 les trois paroisses de Montbrison furent supprimées. L'église de la Madeleine fut vendue et démolie, il n'en reste aujourd'hui aucunes traces. Celle de Saint- André subsiistait encore en 1795; elle était alors occupée par un atelier de salpêtre; un do ses autels en marbre blanc et la plus grande partie de son dallage furent employés, en 1795, à réparer les dégâts que la Terreur avait commis dans l'église de Notre-Dame.
Elle fut à son tour vendue et démolie; sur son emplacement on établit un abattoir et des étaux de bouchers. La nef centrale, dépouillée de sa voûte, devint une rue ou passage, et sur le sol des nefs latérales on établi les boutiques des marchands. De nos jours l'abattoir et les boutiques ont à leur tour disparu, et une rue nouvelle, faisant suite à la rue de la Mure, occupe le sol de 1 église.
Lorstfu'en 1803 le culte religieux fut rétabli en France, la commune de Montbrison fut divisée en deux paroisses. La belle église du chapitre de Notre-
(I) Nous devons ces renseignements sur les chapelles de Sainte-CatheriDO et de Saint-Pierre à M. J. Le Conte, propriétulre au clidteau de la Curée dans le Roannais ; nous lui devons aussi la communication d'un terrier de l'Abbaye delà Cbaize-Dieu, dressé en 1439, signé Pastoralis, qui nous a «onfirmé dans la croyance où nous étions que le prieuré de Sainte-Eugénie , ou maison du Palais-Ies-Moind, relovait depuis longtemps, des Bénédictins do la Chaize-Dieu.