‹ Histoire des couvents de Montbrison avant 1793 (volume 2)Chapitre 8 sur 69 · Tome · texte numérisé non relu

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26 LES COUVENTS DE MONTBRlàON.

tarda pas à s'emparer de renseignement laïque, et fit bientôt une rude concurrence à Tordre des Jésuites. En dépit des difficultés que ces derniers leur suscitèrent, les Oratoriens furent approuvés par le pape Paul V, en 1613. Dès lors, un grand nombre de villes en France s'empressèrent de leur confier l'éducation de la jeunesse. Leurs établissements les plus renommés furent ceux de Juilly^ près de Meaux, et de Saint-Magloire, à Paris, d'où sont sortis plus d'une illustration française. Denis-Simon de Marquemont, cardinal-archevêque de Lyon , appela dans cette ville les prêtres de l'Oratoire en 1614, et les installa dans la rue Vieille-Monnaie. C'est sans doute ce voisinage qui porta les échevins de Montbrison à confier à ce nouvel ordre enseignant la direction de leur collège.

Les jeunes gens qui se destinaient à la carrière de l'enseignement étaient admis dans les maisons des Oratoriens dès l'âge de 15 ans; ils y achevaient leurs études, et ils étaient en même temps initiés aux idées de la corporation. Ils devenaient à leur tour professeurs et suivaient les traditions de leur ordre. Un très-grand nombre restaient confrères, c'est-à-dire ne recevaient pas la prêtrise. Plusieurs même, après avoir professé plus ou moins longtemps, rentraient dans leurs familles et y conservaient comme un titre honorable leur qualité d'Oratorien. Ainsi, un membre de la famille Caponi, reçu confrère le 29 novembre 1738, résidait depuis de longues années dans sa famille, au château de FeugeroUes, en 1780.

L'ordre des Oratoriens comptait en France en

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