‹ Histoire des couvents de Montbrison avant 1793 (volume 3)Chapitre 16 sur 37 · Tome · texte numérisé non relu

Tome

Bien que cette communauté ait à peine subsisté pendant cent cinquante ans, nous la voyons encore mentionnée dans le testament de Guillaume, chape* lain de Sury (le<îomtal ou le-Bois?). Par cet acte, de mai 1265, il donne cinq sols aux Filles Pénitentes de Montbrison(l).

A cette communauté appartenait Marguerite Chapuis, riche bourgeoise de Montbrison, doftt le fils Pierre était Cordelîer dans le couvent de la même ville. A la sollicitation de son fils, elle s'était mise du tiers-ordre de Saint-François, en portait Thabit et se faisait appeler sœur Marguerite.

Ces derniers mots, que nous soulignons, nous font croire que Marguerite Chapuîs n'était pas réellement une religieuse cloitrée; mais qu'en vivant séculière dans le monde, elle s'était affiliée au tiersordre de Saint-François qui, dans le principe, admettait, comme nous l'avons dit, des séculiers dans son sein.

Elle fit construire, en 1282, le cloître des Cordeliers de Montbrison (2) .

La famille Chapuis, une des plus nombreuses et des plus importantes du Forez, s'est perpétuée jusqu'à nos jours; et, chose digne de remarque, qui prouve la persistance des traditions de famille, elle s'est distinguée à Montbrison par ses sentiments re-

(1) Notes manusontesd'Aug. Bernard, dans son HuioxrtdM Forez, t 1 , p.253.

(2) BUtoire de* couxenii de Saint^Françoit de la province de Saint-Bonatenture, par le P. Fodéré , p. 483.

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