PRÉFACE. IZ
s'épanouir dans Montbrison s*y établirent sous le drapeau de l'instruction qu'elles venaient y répandre.
L'ordre savant des Ommimpiemm fut le premier appelé à Montbrison par les habitants eux-mêmes, en 1620, pour ranimer et réorganiser un collège que les chanoines , depuis longues années , y entretenaient tant bien que mal.
Ce collège des Oratoriens, rival malheureux de celui de Notre-Dame-de-6râces (dont nous avons écrit l'histoire), n'y prospéra qu'à demi , malgré la protection et les secours de la municipalité. Il y a laissé , cependant , de bons souvenirs , et a légué à l'administration départementale un beau bâtiment qui sert encore de sous-préfecture.
Vers le même temps (1628), une jeune fille de seize ans, d'une bonne famille bourgeoise de Montbrison , Marie Ghapuis, de concert avec les habitants, y fonda, pour l'instruction des filles, un couvent d'IIr«allne«« '
L'établissement de cette communauté enseignante ne suffit pas longtemps au besoin d'instruction qui se répandait dans la province; malgré la fondation d'un second couvent d'Ursulines à Montbrison, et de trois succursales à Feurs, à Saint- Galmier et à Saint-Bonnet-le-Ghâteau , une nouvelle communauté enseignante fut appelée à Montbrison par les habitants eux-ihémes, celle des Vlsltendlnesy en 1642.
Le besoin d'instruction n'était pas , je crois , le seul motif qui faisait fonder ces couvents; il fallait aussi ofirir un asile convenable aux filles de ces bourgeois , anoblis en si grand nombre au XVII^ siècle , trop pauvres pour faire un mariage sans mésalUance.
Les deux grandes forces sociales d'autrefois, religion et
noblesse, se prêtèrent toujours à Montbrison un mutuel
appui. Lorsque le jour vint où la noblesse ruinée par ses folles dépenses, ne pouvant plus doter ses filles, ne trouva rien de mieux que de confiner ces jeunes existences sous les voûtea d'un cloître, les couvents fondés ou dotés par les ancêtres ouvrirent leurs portes aux petites filles. Mais cet asile, plus