‹ Histoire des couvents de Montbrison avant 1793 (volume 3)Chapitre 30 sur 37 · Tome · texte numérisé non relu

Tome

Nous n'avons rien pu découvrir ni sur l'époque de sa construction, ni sur le nom de son fondateur. Le P. Fodéré, qui écrivait en 1619 son ouvrage sur les couvents de Saint-François, ne dit pas un mot des Capucins de Montbrison. Notre historien La Mure, mort en 1675, qui nous a laissé des notes si précieuses sur les autres établissements religieux de Montbrison, n'en parle non plus (du moins nous le croyons) ni dans ses livres ni dans ses manuscrits.

La plus ancienne mention que nous ayons retrouvée de ce couvent est dans l'ouvrage du P. Bazin, imprimé à Lyon en 1693 : Récit des solennités qui eurent lieu à Montbrison en 1691, à V occasion de la canonisation de saint Jean de Capistran.

Eu égard à cette dernière date et au silence des deux historiens spéciaux dont nous venons de parler, nous étions tentés d'assigner au couvent des Capucins de Montbrison une date postérieure au décès de La Mure et antérieure à l'ouvrage du P. Bazin, c'est-àdire vers 1680; mais M. L.-P. Gras, notre regretté compatriote et ami, mentionne dans la Revue Foré-' zienne (année 1870, page 31), l'inscription suivante gravée sur une dalle tumulaire de l'église des Capucins :

POVR FRÈRE DENIS ESCOVTAY, CLOIS- TRIER DE LA. PNTE ÉGLISE S^ EVGENE.

Avec M. Gras, nous avons cru un instant que cette

LKS CAPUCINS. 307

inscription se rapportait au couvent des Capucins, que leur église était sous le vocable de Saint-Eugène, enfin que l'existence des Capucins de Montbrison devait remonter au-delà de 1614.

J'avoue que cette date, relativement ancienne, me surprenait un peu ; rien en effet dans la construction de ce couvent ne porte le cachot de 161 4^ J'eus la pensée d'écrire à ce sujet à M. l'abW Peurrière, curé de Notre-Dame de Montbrison. Sa réponse m'a confirmé la date de 1614, mais avec une variante dans l'inscription qu'il termine par S^-Eugénie et non S^-EugènSj comme l'a écrit M. Gras.

Ce dernier a été induit on erreur par Tabréviation du mot S", dont il n'a pas aperçu I'e final, qui est cependant bien lisible, et surtout par l'abréviation qui termine le mot Eugénie. En effet, I'e final de ce mot est lié au deuxième jambage de I'n, et ce deuxième jambage lui-même représente l'i du mot Eugénie. Ce genre d'abréviation était autrefois fort en usage.

Cette modification, qui m'a été signalée avec beaucoup d'intelligence par M. l'abbé Peurrière, explique la date de 1614, et permet quelques suppositions se rattachant aux Capucins de Montbrison.

Cette pierre tombale de 1614 aurait été apportée, suivant une tradition que nous a fait connaitre M. Peurrière, de l'église Sainte-Eugénie de Moind, éloignée au plus de deux kilomètres.

A quelle époque rattacher le transport de cette pierre? A-t-elle été apportée par les Sainte<!laire vers 1825, comme un souvenir de l'étape qu'elles

avaient faite au couvent de Sainte-Eugénie de Moind depuis 1804 jusqu'en 1825. Il semble que la tombe de cet ancien moine de 1614 ne pouvait offrir un grand intérêt à nos religieuses qui n'avaient fait à Sainte-Eugénie qu'un séjour de quelques années. Ces religieuses ont,*il est vrai, fait transporter dans le couvent des Capucins qu'elles occupent aujourd'hui une inscription constatant le souvenir et la date de la reconstruction, en 1606, d'une partie de leur couvent de Montbrison ; mais ce souvenir était pour elles autrement précieux que celui du moine de Sainte-Eugénie. Nous croyons plutôt que l'inscription consacrée au cloistrier de Sainte-Eugénie a dû être apportée par les Capucins eux-mêmes quand ils fondèrent leur couvent aux portes de Montbrison. Mais en ce dernier cas, pourquoi les Capucins conservaient-ils ce souvenir? pourquoi lui donnaient-ils une place d'honneur dans leur chapelle? A ces questions il me semble qu'il n'y a qu'une seule réponse. Les Capucins de Montbrison occupaient probablement, avant la fondation de leur couvent, l'ancien prieuré de Sainte- Eugénie de Moind, autrefois placé sous la dépendance des Bénédictins de la Chaize-Dicu. Les Capucins, voulant sans doute conserver le souvenir d'un des leurs, frère Denis Escoutay, cloistrier (titre qui équivaut à celui de supérieur résidant), firent graver l'inscription de 1614. Le mot de frère et le titre de cloistrier ne peuvent évidemment s'appliquer à l'ordre des Bénédictins dont les membres et surtout les chefs prenaient le nom de Père ou le titre de Dom,

mais bien plutôt à l'ordre humble et modeste des Frères Mineurs de Saint-François-d' Assise.

De cette courte digression nous voudrions conclure que les Capucins de Montbrison furent d'abord installés au prieuré de Sainte-Eugénie avant d'occuper leur nouveau couvent. Mais, reconnaissant que les présomptions ne remplacent pas les preuves, nous attendrons quelqu'heureuse découverte sur ce point.

Ainsi, nous persistons à croire que la fondation des Capucins à Montbrison doit être reportée à la fin et non au commencement du XVIP siècle, malgré l'inscription de 1614.

Toutefois, les Capucins avaient déjà dans notre province deux couvents de leur ordre : l'un à Roanne, fondé en 1577, l'autre à Saint-Chamond, en 1604; ils en fondaient un autre à Saint-Etienne en 1618; il est probable qu'ils durent faire tous leurs efforts pour en avoir un dans le chef-lieu de la province. D'un autre côté, les Cordeliers, établis à Montbrison depuis plusieurs siècles, y jouissaient, comme nous l'avons vu, d'une grande faveur auprès de toutes les classes de la société. Ils se trouvaient en possession des aumônes que la charité publique répandait alors sur les moines. A en juger par l'opposition violente que les Cordeliers de Montbrison avaient faite en 1642 à l'établissement dos Récollets, on peut croire que les Capucins ne s'établirent pas sans peine à Montbrison; et c'est peutêtre par suite de l'opposition des Cordeliers qu'ils bâtirent leur couvent hors de l'enceinte de la ville, à près d'un kilomètre des remparts.

Quoi qu'il en soit de la date de sa fondation^ ce couvent a vécu, comme tous les autres couvents de Montbrison, jusqu'en 1790. Mais, plus heureux que ces derniers, il a le bonheur bien rare de subsister encore avec sa destination première; il est occupé de nos jours par les Sainte-Claire , sous la direction des PP. Récollets.

Lorsqu'en 1790 les membres de la nouvelle municipalité de Montbrison faisaient l'inventaire des couvents, le personnel des Capucins était composé de six moines dont voici les noms :

Le P. Joseph-Mario Bertholon, Gardien, âgé de 59 ans, prof es depuis 1751;

Le P. Jacques-Casimir Mirail, vicaire, âgé de 50 ans, prof es depuis 1764;

Le P. Marie PuUin, de Roanne, âgé de 40 ans, prof es depuis 1770;

Le P. Léonor Gerbier, âgé de 37 ans, profès depuis 1/7/;

Le F. Paul Ribeyron, âgé de 37 ans, profès depuis 1775;

Le F. Vital-Symphorien de la Farge, âgé de 30 ans, profès depuis 1780.

Interrogés par Tadministration sur Tusage qu'ils voulaient faire de la liberté que la nation leur rendait, ils répondirent tous, à lexception du P. Pullin alors absent, qu'ils priaient la nation de leur permettre de vivre et de mourir dans leur couvent.

Il résulte du procès-verbal de cette visite, dressé le 10 septembre 1790, que le mobilier du couvent

était très-pauvre; que la cellule de chaque moine était garnie d'un bois de lit^ d'une paillasse, de deux couvertures, d'une chaise et d'un coffre. Les lits seuls de l'infirmerie avaient un matelas.

Invité à produire les actes des fondations ou donations faites en faveur de son couvent, [le P. Bertholon déclara aux commissaires qu'il n'existait aucun titre de fondation; qu'il ne connaissait qu'une seule donation : celle faite dans son testament par le sieur Frais, chirurgien à Montbrison , qui leur a légué annuellement une asnée de vin , sous la condition^de célébrer deux messes par an. Cette rente, ajoutait le P. Gardien , est aujourd'hui payée par le nommé Bonhomme, acquéreur de la vigne du sieur Frais.

Ce pauvre mobilier et cette modeste rente ne durent guère enrichir la nation.

Il n'est pas étonnant que nous n'ayons retrouvé aucunes archives relatives à la fondation de ce couvent, puisqu'en 1790, avant la dispersion de ses moines, le P. Gardien lui-même déclarait qu'il n'existait dans son couvent aucun autre titre que la pension d'une asnée de vin.

Nous ne savons par quelle phase passa le couvent des Capucins depuis le jour où il fut déclaré propriété nationale jusqu'à celui où, racheté par l'ordre des Sainte-Claire, il ouvrit ses portes à ces religieuses le 25 septembre 1825. Elles y sont encore, sous la direction de trois Pères Récollets, comme nous le dirons à l'article suivant consacré aux Sainte-Claire.

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les ordres religieux de France. Lorsqu'on voit souvent les plus fortes institutions humaines disparaître ou se modifier profondément^ n'a-t-on pas lieu de s'étonner en voyant une faible communauté de quelques pauvres filles compter à Montbrison près de quatre siècles d'existence, et traverser pleine de vie des orages sociaux ou politiques qui ont englouti tant d'autres institutions. Cette pensée fera peut-être lire avec intérêt les quelques pages où nous avons réuni ce qui est arrivé jusqu'à nous sur les Sainte-Claire de Montbrison.

Le premier couvent où furent installées ces religieuses était construit sur l'emplacement occupé aujourd'hui par le jardin public qui embellit la place de la sous-préfecture.

Pierre d'Urfé deuxième du nom, bailH de Forez, sénéchal de Beaucaire et grand-maître de l'artillerie royale, en fut le fondateur. Au retour de son deuxième voyage en terre sainte il obtint du pape Alexandre VI une bulle, en date du 15 novembre 1496 suivant de la Mure, du i**" décembre suivant Fodéré, qui approuvait cette fondation; et dès l'année suivante il convertissait en couvent une grande et belle maison qu'il venait d'acheter de Jacques de Viry, gouverneur et lieutenant-général pour le roi en Auvergne. Cette maison, située dans l'enceinte de Montbrison près de la porte de la Croix, était confinée au soir par les remparts de la ville et au midi par la rue de la Croix.

Claude de Saint-Marcel, chanoine et comte de Lyon, le même qui devint plus tard, en 1505, doyen du cha-

pitre de Montbrison^ fut délégué par le pape pour accepter la donation du couvent faite par Pierre d'Urfé, et en même temps recevoir le^ consentement à rétablissement des sœurs de Sainte-Claire que devaient donner les ordres religieux et civils de Montbrison. Le 7 septembre 1497, un procès-verbal fut dressé de ces consentements par Claude de Saint- Marcel. Nous y voyons figurer Louis de la Vcrnade, doyen du chapitre de Notre-Dame, et en cette qualité première autorité ecclésiastique de la ville, Amédée de la Vernade, commandeur de la commanderie de Saint-Antoine de la même ville, ainsi que les officiers du comte, les consuls de la ville, le prieur de Savignieu-les-Montbrison et un grand nombre de bourgeois de la ville, représentant les divers corps d'état.

Il semble résulter des termes mêmes du procèsverbal que rétablissement de ce couvent rencontra dans le principe une certaine opposition; Claude de Saint-Marcel, chargé d'obtenir l'adhésion des habitants de Montbrison, leur faisait en effet observer qu'il n'existait dans les villes voisines aucun autre couvent de Sainte-Claire que celui qui est au Puy, et que les villes, châteaux, bourgs et villages des environs pouvaient supporter la charge des dons, quêtes et aumônes nécessaires à la subsistance des abbesse, religieuses et frères religieux attachés à la maison. En conséquence, il faisait défense à toutes personnes, tant ecclésiastiques que séculières, « qu'à l'avenir a elles n'empêchent la bâtisse dudit couvent, troua blent ou molestent, en façon quelconque, lesdites

:il8 LES COUVEXTS DE MONTBRISOX.

« abbfesse et sœurs, avec les religieux et personnes « qui seront à leur service, dans la demeure paci- « f ique dudit couvent, et service divin qui y sera fait, (c ni dans leurs quôtes, dans l'étendue de ladite ville « et comté de Forez, etc., sous peine d'excommuni- « cation (1). »

Il fallut, comme on voit, toute Tautoritc qu'ax-ait Claude de Saint-Marcel, et l'influence que lui donnait son nom, un des plus grands de la province , pour mener à bonne fin la fondation de Pierre d'Urfé; aussi, La Mure nous apprend (2) que les Sainte-Claire de Montbrison regardaient Claude de Saint-Marcel comme leur père et le second fondateur de leur couvent; et qu'à sa mort, arrivée le 23 août 1509, elles firent à son intention des prières extraordinaires.

Les constructions et agencements du couvent durèrent trois années, et le 2 juillet 1500, onze religieuses de Tordre de Sainte-Claire et de l'étroite réforme de SainteO)lette, tirées dos couvents de Moulins, du Puy, de Genève, de Chambéry et d'Aigueperse, réunies au château de la Bâtie, résidence ordinaire du fondateur, et sous la conduite du P. Louis do Blot, Visiteur général de Tordre, firent une espèce d'entrée solennelle en la ville de Montbrison, escortées par tout le clergé, les premiers magistrats et ceux des

(1) chronique de la très-dévote ahhaye des religieiues de Sainte-Claire de Montbrison, par La Mure, 1* édition, MoDtbrison, 1845. La 1'* édition fat imprimée à lloatbrison chez Jean Labottière, en 1656.

('.') Astrée Sainte, p. 37:î.

autres ordres de la ville. Le souvenir de cette fnstallation fut consacré par Tinscription suivante répétée en plusieurs endroits du monastère :

GB GRAND SEIGNEUR PIERRE d'URFÉ , GRAND éCUTER DU ROI DE FRANCE, AYANT CE COUVENT ÉTOFFÉ AVECQUES GRANDE DILIGENCE, EN l'année mil cinq CENT MIT LES RELIGIEUSES CÉANS (1).

Quant à l'église, construite sur remplacement d'une maison que Pierre d'Urfé avait acquise' de noble Antoine Du Puy, elle fut achevée et consacrée l'année suivante, en 1501, sous le vocable de Notre- Dame-des- Anges. Elle était d'une apparence plus que modeste, la voûte fort basse, lambrissée de bois, la rendait fort obscure. Dans le mur extérieur du chœur brillaient dans tout leur éclat les armes du fondateur étalées aux regards des Montbrîsonnais qui circulaient dans la rue au midi du couvent; elles étaient, dijt La Mure (page 15, édition de 1845), « entourées du ce collier de l'ordre du roi, couvertes de la couronne « de comte, et ayant pour tenants l'épée royale couce ronnée et entourée de lauriers pour marque de son a office de grand écuyer. »

Le logement du P. confesseur et de ses compagnons fut achevé en 1502, et des Cordeliers de Montbrison, qui appartenaient, comme les Sainte-Claire,

(1) Revue Forez ienne, 1868, p. •271.

au même ordre de Saint-François-d' Assise, prirent possession à leur tour de la partie du couvent qui leur était destinée. Ces Cordeliers remplissaient la double charge de confesser les religieuses et d'aller quêter dans la province pour Tentretien de la maison.

Ces agrandissements furent faits sur remplacement de trois maisons ayant appartenu à Jean de la Croix, Mathieu Puy et Thomas du Clou, dont quelque généreux donateur leur fit cadeau. En avril 1509, Anne, comtesse douairière de Forez, accorda aux religieuses de' Sainte -Claire un amortissement de quelques redevances dues par ces trois maisons. Les religieuses se plaignaient d'être trop pauvres pour acquitter ces droits, bien légers cependant, puisqu'ils ne consistaient qu'en 2 sols 2 deniers tournois et une géline et demie de cens annuel; a lesquels devoirs a elles ne sauraient bonnement payer, obstant qu'elles « n'ont rien, et ne vivent que de nos"aumônes et de

a celles de bonnes gens qui à peine leur suffisent

a pour quoi, comme leur fondateresse, donnons a et quittons, etc. »

M. Aug. Bernard (^Histoire du Forez, t. 2, p. 75) et M. Chantelauze (dans ses notes sur V Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez, t. 2, p. 513) ont tous les deux cité ces lettres d'amortissement, mais sans relever la qualité de fondateresse que se* donne la comtesse de Forez envers le couvent des Sainte-Claire. Bien que ces lettres d'amortissement de suffisent pas aux yeux d'une juste critique pour enlever à Pierre d'Urfé le titre qui nous paraît^bien

étabK de véritable fondateur de ce couvent^ elles peuvent et, selon nous, elles doivent signifier que la comtesse de Forez, Anne, a dû contribuer par quelque importante donation à rétablissement des Sainte-Claire de Montbrison; on aurait peine autrement à expliquer l'usurpation d'un pareil titre dans un acte authentique passé neuf ans après la fondation du couvent, quelques mois seulement après la mort du fondateur Pierre d'Urfé, alors que cette famille était dans tout l'éclat de sa gloire, et qu'un de ses alliés, Gabriel de Lévis, baron de Couzan, venait de succéder, en 1508, à Pierre d'Urfé dans ses fonctions de bailli de Forez.

Pierre d'Urfé mourut le 10 octobre 1508; le pieux fondateur du couvent voulut être enterré dans celui qu'il avait fait construire auprès de son château de la Bâtie. Ses héritiers lui firent ériger devant l'église de ce couvent, contre le pilier qui est « au milieu a du grand portail , un beau sépulcre et sa représen- « tation en bosse, le tout en bronze et clos d'un beau « treillis (1). »

Aucun débris de ce petit monument n'est arrivé jusqu'à nous. Il est probable que le bronze, métal précieux qui le composait, aura excité la convoitise des destructeurs.

C'est en l'honneur de Pierre d'Urfé que les prêtres de l'Oratoire de Montbrison, qui dirigeaient depuis

(t) C'est par erreur qm» nous avons dit, page 262 qui précède, que Pierre d'Urfé fut enterré devant l'église de Sainte- Glaire de Montbrison.

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