LIVRE XX
siasme des croisades; la cilé de David et de Go- , ^ , g defroi se confondait dans la pensée des chrétiens avec la Jérusalem céleste , et comme les orateurs sacrés disaient quil fallait passer par le ciel pour arriver au territoire deSion, on ne dut plus s’adresser à la bravoure des guerriers, mais à la dévotion cl à la charité des fidèles.
Dans les considérations générales qu’on pourra lire au sixième et dernier volume de cette histoire , on verra quelle fut l’influence des croisades sur la civilisation de l’Occident ; nos lecteurs peuvent voir dès-à-présent quels furent les résultats de ces guerres lointaines pour l’Orient et pour la Terre- Sainte.
texte: Ecce ascenditnus Ilierosolimam , en assigne trois raisons :
« La première , dit-il , est à f excusation des chrestiens ; » la seconde est pour la confusion des Sarrasins , et la » tierce est pour la conversion des juifs. Quant à la pre- » mière raison , nous devons savoir qu’il n'est chrestien tant » saint qu'il ne pèche ou ait pêché , excepté Jésus et sa » mère , la glorieuse Vierge Marie , et Dieu ne veult pas » que les chrestiens pèchent en la terre , en laquelle Jé- » sus- Christ son fils soujjry passion pour les péchés des » hommes , et réputeroit ce à grand injure. Il n'est pas » ainsi injurié des Sarrasins , car ils sont chiens. Il déplu i- » roit moult au roi si ses enjans ou chevaliers pissoicnl en » sa chambre ; mais quand un chien y pisse il n'en lient » compte. »
V oy . Catalogus codium M. SS. Bibliothecœ Dernensis, etc. , lom. 1er. f pag. qç).