‹ Histoire des croisades (volume 2)Chapitre 51 sur 276 · LIVRE XV II · texte numérisé non relu

LIVRE XV II

révolution terrible brisa sa tombe et dispersa sa 1271 cendre; niais cette révolution n’a pu détruire sa mémoire.

INon, la postérité ne cessera jamais de louer celle passion de la justice qui remplit toute la vie de Louis IX, cetle ardeur de connaître la vérité, si rare même chez les grands rois, cet amour pour la paix auquel il sacrifia jusqu’à la gloire qu’il avait acquise dans les armes, celte sollicilude pour le bonheur de tous, cette tendre prédilection pour la pauvreté , ce profond respect pour les droits du malheur et pour la vie des hommes; vertus qui étonnèrent le moyen âge , et que notre siècle retrouve encore dans les descendais d’un si hou prince.

L’ascendant que lui donnaient sa piété et sa vertu, il ne l’employa qu’à défendre son peuple contre tout ce qui était injuste. Cet ascendant, qu’il conserva sur sou siècle, donnait à ses lois un empire que les lois , quelles qu’elles soient , n’obtiennent d’ordinaire que du temps. Peu d’années après son règne, des provinces demandaient a se réunir à la couronne avec le seul espoir et à la seule condition d’avoir les sages coutumes du roi justicier (1). Telles étaient les conquêtes de

(1) « Comme le gouvernement du grand et auguste roy » S. Louis a esté plein de justice, de légalité et de fidélité, » nos roys l’ont toujours envisagé comme un riche patron » de leurs plus belles actions, et comme un rare cxein- » plaire sur lequel ils avoient à se conformer : jusques-là

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