‹ Histoire des croisades (volume 2)Chapitre 70 sur 276 · LIVRE XVIII · texte numérisé non relu

LIVRE XVIII

mais Rodolphe avait un empire à conserver ; vai- 1279 nement le pape menaça de lui ôter la couronne ; le nouvel empereur voyait moins de danger pour lui dons la colère du souverain pontife , que dans une expédition qui l’éloignerait de ses états. Enfin Grégoire mourut sans avoir pu remplir les promesses qu’il avait faites aux chrétiens d’Orient.

La Palestine recevait, de temps à autre , quelques secours de l’Europe j mais ces secours n’arrivant presque jamais à propos, semblaient moins propres à la défendre qu’à compromettre sa sécurité.

Le roi de Sicile, qui s’était fait proclamer roi de Jérusalem, avait envoyé des soldats et un gouverneur à Ptolémaïs ; il se disposait à faire une expédition formidable en Syrie (1) ; et peut-être que son ambition , en cette circonstance , aurait servi la cause des chrétiens, si une révolution ne l’eût tout-à-coup arrêté dans ses projets.

Le mécontentement des peuples dans ses nouveaux états et surtout en Sicile, allaittoujours crois-

se l'expédition d’Asie. Il écrivit aussi au roi. Ses lettres sont datées de Viterbe , l’une aux ides de décembre, l’autre aux ides d’octobre 1276. ( Voy. Annal, ecclés., ann. 1276, 11°S. xlvi et XLVII.)

(1) Plusieurs historiens pensent que les préparatifs de Charles étaient dirigés contre Constantinople. Sans démentir celte opinion , on peut croire que le roi de Sicile s’occupait aussi du royaume de Jérusalem. Marie d’Antioche lui avait cédé scs droits à ce royaume par un acte fait le 3i mai 1276. (Mansi , Annal, ecclés. , ad ann. 1272, note 2, n°. xx.

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