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marchandsdelouslespaysdurnonde.LavilIcn’avait i pas moins reçu d’accroissement en étendue qu’en population; elle était construite en pierres de taille carrées ; tous les murs des maisons s’élevaient à une hauteur égale (t); une plate-forme ou terrasse couvrait la plupart des édifices , des peintures ornaient l’intérieur des principales habitations, et ces habitations recevaient le jour par des fenêtres vitrées, ce qui était alors un luxe extraordinaire. Dans les places publiques, des tentures de soie ou d’une étoile transparente garantissaient les liabilans des ardeurs du soleil. Entre les deux remparts qui bornaient la ville à l’orient , s’élevaient des châteaux et des palais, habités par les princes et les grands ; les artisans et les marchands habitaient l’intérieur de la cité. Parmi les princes et les nobles qui avaient des habitations à Ptolémaïs , étaient le roi de Jérusalem , ses frères et sa famille , les princes de Gallilée ot d’Antioche, le lieutenant du roi de France, celui du roi de Chypre , le duc de Césarée (2), les comtes de Tripoli et de Joppé,
(1) Tous ccs détails curieux sur Ptolémaïs et sur les moeurs et la manière de vivre des liabitans , nous ont été fournis par Ilcrman Cornarius (Collection d’Ekard). On en trouvera un extrait plus étendu dans l’analyse des chroniques. ( Dillioth. des Croisades. )
(2) Depuis la mort de Jean, roi de Chypre , arrivée en 1 286 , la ville de Ptolémaïs était sous la domination de son frère Henri, qui s’était fait couronner il Tyr roi de Jérusalem, et avait chassé de la ville d’Acre celui qui gou-
«la
1289 los soigneurs île Béroulh , dcTyr, de Tibériade,! de Sidon , d’ihelin , d’Arsuph, etc. On lit dans une vieille chronique que tous ces princes et seigneurs se promenaient sur les places publiques, portant des couronnes d’or comme des rois ; leur suite nombreuse avait des vêtemens tout éclalans d’or et de pierreries. Tous les jours se passaient en fêtes, en spectacles, en tournois, tandis que le port voyait s’échanger les trésors de l’Asie et de l'Occident , et montrait à toute heure le tablcai animé du commerce et de l’industrie.
L’histoire contemporainedéplore avec amertume la corruption de mœurs qui régnait à Ptolémaïs la foule des étrangers y apportait les vices de toutes les nations ; la mollesse et le luxe s’étaient ré-
dissolus, étaient les habitans de Ptolémaïs (t). -C Non seulement Ptolémaïs était la plus riche
vernait pour le roi Charles de Sicile. ( Voyez le nuscrit de Jourdain cl Marin Sanuli , liv. xm , pari, cliap. 19.)
(1) Raynaldi , d’après le témoignage des auteurs coi temporains, tels que Jean Villani, Plolomec de Lucqu Anlonin, Bernard, Malh. de Westminster, les Annales de Flandre, Y Epi tome <le la guerre sacrée , fait uu tableau assez frappant de la corruption des moeurs à Ptolémaïs, et' de la division qui y régnait, surtout depuis la ruine d’An tioche, de Tripoli et autres villes chrétiennes. ( Voy. Ai nal. ccclés.j ad ann. 1291 , n°. G.)