‹ Histoire des croisades (volume 2)Chapitre 82 sur 276 · LIVRE XVIII. 1G · texte numérisé non relu

LIVRE XVIII. 1G

liorlations (lu patriarche : heureuse la cité (le Ptolémaïs si ses liabitans et ses défenseurs avaient toujours conservé les mêmes dispositions et le meme enthousiasme au milieu des périls et des malheurs de la guerre !

On demanda partout des secours (1); il arriva quelques pèlerins de l’Occident , quelques guerriers des îles de la Méditerranée : le roi de Chypre débarqua avec cinq ceuts hommes d’armes. Ces nouveaux auxiliaires et tous ceux qui portaient les armes dans la cité , s’élevaient à neuf cents hommes à cheval, à dix-huit mille combatlans à pied. On les partagea en quatre divisions chargées de défendre les tours et les remparts. La première de ces divisions était sous le commandement de Jean de Gresli et d’Oste de Granson, l’un avec les

(1) Les chre'liens de Syrie fondaient de grandes espérances sur le roi Edouard, qui avait promis de partir bientôt avec une belle armée de croisés; mais Ptolémaïs fut prise avant qu’il pût se mettre en marche. Le pape avait accordé au roi, pour les frais de la guerre sainte, la dîme pendant six années ; toutefois il avait exigé que si , pathasard, l’expédition était suspendue, cet argent serait res-

titué aux églises , et le roi s’y était engage par écrit , comme on peut le voir par la lettre d’Edouard, datée de Clipslon,

le 9 des calendes de novembre 1290 , et copiée par Ray-

ualdi, ad ann. 1290, n1 * * * * * * 08. 12 et suiv.

L’ évêque de Tournai avait reçu ordre du pape d’accor-

der aussi la dîme pendant six ans à Guillaume de Montfort,

à Guy , comte de Flandre , et au marquis de Namur. ( Ibid.,

ami. 1291 , n°. 5.)

lago Français , l’autre avec les Anglais et les Picards ; la seconde division était commandée par le roi de Chypre, réuni au grand-maître de l’ordre Teu- 1 Ionique ; la troisième par le grand-maître de St. -Jean et celui des chevaliers de Cantorbéry; la quatrième par le grand-maître du Temple et celui de St. -Lazare ; un conseil, composé de huit chefs ; devait gouverner la cité pendant le siège.

Les Musulmans se préparaient de toutes parts à la guerre ; tout était en mouvement depuis les rives du Nil jusqu’à celles de l’Euplxrate. Le sultan Kelaoun, étant tombé malade en sortant du Caire, envoya devant lui sept principaux émirs, chacun avec quatre mille cavaliers et vingt mille fantassins. A leur arrivée sur le territoire de Ptolémaïs, les jardins, les maisons de plaisance, les vignes qui couvraient les collines, tout fut dévasté. La vue de l’incendie qui s’élevait de tous côtés, la foule éperdue des liabitans du voisinage qui fuyaient avec leurs meubles , leurs troupeaux et leurs familles , apprirent à Ptolémaïs les menaces et les projets sinistres dos Sarrasins : il y eut quelques combats livrés dans la plaine; mais rien de remarquable et de décisif; les Musulmans attendaient l’arrivée du sultan pour commencer les travaux du siège.

Cependant Kelaoun était toujours retenu en Egypte par sa maladie, et sentant sa fin approcher , le sultan manda auprès de lui sou fils et ses émirs ; il recommanda aux uns de reconnaître et de servir son fils comme ils l’avaient servi lui-même; à celui-ci , de poursuivre sans relâche la guerre con-

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